La droite espère conserver sa suprématie sur le Sénat aux prochaines élections, le dimanche 24 septembre 2017.

Les sièges des sénateurs au palais du Luxembourg.
Les sièges des sénateurs au palais du Luxembourg. © AFP / Photo12 / Gilles Targat

Après une présidentielle et des législatives remportées par le mouvement du président de la République en Marche, le prochain enjeu électoral va se jouer au palais du Luxembourg.

Dernier bastion imprenable ?

Qui pourra résister à la vague La République en Marche ? La droite affiche son optimisme. "C'est une élection très particulière avec un électorat de gens qui sont allergiques à toute démagogie. Qui ne sont pas dans la communication et donc une campagne, où le mouvement En Marche devrait avoir du mal à faire sa percée." sourit presque Philippe Bas, sénateur Les Républicains de la Manche et candidat à sa succession.

De l'aveu même de la République en Marche, "la percée" effectivement sera plus compliquée que prévue. Il y a quelques semaines, le mouvement initié par Emmanuel Macron pariait sur une soixantaine de sénateurs En Marche. Aujourd'hui, François Patriat espère entre 40 et 50 sièges. D'après le président de groupe, "c'est dur aujourd'hui parce que les partis classiques qui viennent de subir un terrible revers aux élections législatives, reprennent leur vieux réflexes".

Le vent Macron ne souffle plus ?

Le climat politique a changé selon François Patriat. Il dénonce ceux qui "caricaturent les propositions du chef de l'État, les mêmes qui ont soutenu les baisses de dotations et qui maintenant crient haro sur les collectivités. La politique à l'ancienne avec de vieux réflexes, qui n'honorent pas spécialement leurs auteurs".

Si la majorité ne risque pas de basculer au Sénat, le président du groupe La République en Marche, espère au moins devenir la deuxième force du palais du Luxembourg. Avec en tête, la ferme intention d'atteindre la majorité au parlement. Une majorité nécessaire pour adopter les reformes constitutionnelles.

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