Ce pourrait être le titre d’un roman d’Agatha Christie. Cela s’apparente plutôt à une partie de billard en coulisse dont un homme clé du patronat français pourrait être la victime. En révélant que Denis Gautier Sauvagnac a effectué ou fait effectuer par ces collaborateurs des retraits en liquide pour un montant de 5,64 millions d’euros Le Figaro a soulevé un joli lièvre. On peut se poser d’ores et déjà la question. Qui a intérêt à faire tomber DGS ? Il est depuis plusieurs années Le négociateur social au patronat. Sans lui et sa puissante fédération l’IUMM aucun accord d’envergure n’est possible. Or le MEDEF et les syndicats sont engagés dans un processus de négociations sociales fondamentales pour l’avenir et pour la réussite des réformes voulues par Nicolas Sarkozy. D’autre part, DGS n’a pas que des amis au MEDEF. Il n’a pas soutenu la candidature de Laurence Parizot et leurs divergences sur de nombreux dossiers sont de notoriété publique. Qui d’autre part a intérêt à ouvrir la boite de Pandore du financement de certains syndicats ? En coulisse, des observateurs aguerris ne semblent pas étonnés par cette affaire. « Regardez le train de vie de certains syndicats de la métallurgie et vous comprendrez vite » vous font-ils savoir en discussion « off ». On reste tenté de les croire vu le peu d’énergie, voir l’absence d’énergie que mettent ces mêmes syndicats à réagir à cette histoire. Le MEDEF semble sous le choc mais tarde également à communiquer. Comme si tout le monde était gêné par cette affaire…

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