La porte-parole de la France Insoumise réagit au score de sa formation au lendemain du premier tour des élections législatives.

Raquel Garrido, porte-parole de la France Insoumise
Raquel Garrido, porte-parole de la France Insoumise © Patrice Pierrot / Citizenside

Avec un peu plus de 11% des voix exprimées au premier tour des législatives, la France Insoumise peut espérer décrocher entre huit et 18 sièges à l'Assemblée nationale. Pour la porte-parole du mouvement, Raquel Garrido, "nous avons réussi le pari de l'enracinement". Elle se félicite que dans ce "mouvement né avec une campagne présidentielle", il y a "tout un tas de candidats très jeunes qui se sont implantés" et "des dizaines d'endroits où nous sommes au second tour".

Avançant le nombre de 75 candidats du mouvement initié par Jean-Luc Mélenchon maintenus au second tour dans des circonscriptions (y compris Jean-Luc Mélenchon luiè-même à Marseille), Raquel Garrido estime que la France Insoumise n'a finalement pas pâti de la division avec le Parti communiste français : "A part des quelques configurations, comme dans le 18e arrondissement de Paris où Caroline de Haas et Paul Vanier étaient tous les deux candidats et aucun n'est au second tour, pour le reste, le fait qu'il y ait une pluralité au premier tour n'a pas empêché la France Insoumise d'être au second tour".

"Nous ne souhaitons pas qu'il y ait de député FN"

Son mot d'ordre désormais : "Il faut choisir entre soutenir Macron, ou soutenir des candidats qui ont une autre vision du monde du travail, des droits sociaux, de l'écologie et de la sixième République".

Et comment expliquer la position plus marquée du mouvement face au FN, après un appel dès dimanche soir à "ne jamais permettre l'élection d'un député du Front national" ? Pour Raquel Garrido, dimanche, Jean-Luc Mélenchon "a dit exactement la même chose que ce qui a été dit après le premier tour de la présidentielle, pas le premier soir mais le lendemain". Et "si vous pensez qu'il y a une différence, et que désormais la France Insoumise vous agrée davantage, ça me va aussi", dit-elle, réaffirmant que "nous ne souhaitons pas qu'il y ait de député FN".

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