Le maire Rassemblement National de Perpignan, Louis Aliot, n'a pas réussi à s'emparer de l'agglomération comme il l'espérait. Perpignan Méditerranée Métropole reste donc aux mains des élus issus des rangs des Républicains.

le Castillet, monument symbole de Perpignan
le Castillet, monument symbole de Perpignan © Radio France / Sarah Tuchscherer

Elu le 28 juin maire de Perpignan contre le sortant LR Jean-Marc Pujol,  Louis Aliot n'est finalement pas parvenu, samedi, à faire basculer dans son camp l'agglomération de Perpignan, qui reste donc aux mains des Républicains.  

Elu député des Pyrénées-Orientales en 2017, maire cette année, les deux fois malgré un "front républicain" contre lui, Louis Aliot n'a totalisé que 33 voix samedi, permettant au maire LR de Saint-Estève Robert Vila (49 voix) de remporter la présidence de Perpignan Méditerranée Métropole, au deuxième tour du scrutin.  

Avant le scrutin pour la présidence de l'agglomération de Perpignan, Louis Aliot avait cité en exemple le cas du Grand Avignon, où la droite s'est alliée au RN pour s'assurer la présidence.

Robert Vila était arrivé en tête du premier tour, avec 38 voix, devant Louis Aliot (30 voix) et Alain Ferrand (18 voix), maire DVD du Barcarès, s'est finalement désisté. 

À l'issue de la victoire de Robert Vila, Louis Aliot a regretté "la mise à l'écart" des 31 élus de la ville de Perpignan à l'agglomération, et le maintien d'un "système".  "Notre communauté urbaine a besoin d'une ville-centre forte et dynamique mais Perpignan a impérativement besoin de toutes les communes pour pouvoir jouer son rôle", avait-il fait valoir avant le scrutin, espérant rallier des élus DVD à sa candidature.  Il devra donc se contenter d'être le 5e vice-président de la communauté urbaine. 

Robert Vila, maire LR de Saint-Estève, commune de 12.000 habitants qui jouxte Perpignan, a promis de "rééquilibrer" le rapport de force entre les communes de l'agglomération et Perpignan, sans que l'agglomération soit "opposée à la ville-centre".  

Avec 17 autres maires, il avait apporté publiquement son soutien dans l'entre-deux-tours au maire LR sortant, Jean-Marc Pujol, président de l'agglomération depuis 2014.  La défaite de ce dernier a permis au RN d'enregistrer sa première victoire dans une ville de plus de 100.000 habitants depuis Toulon en 1995.  Perpignan Méditerranée Métropole, dirigée depuis sa création par le maire de Perpignan, rassemble des stations balnéaires comme Canet-en-Roussillon, Le Barcarès, mais aussi des communes rurales ou viticoles comme Rivesaltes, où se trouve également un aéroport, ou Tautavel.  Perpignan et les 35 communes de l'agglomération constituent un ensemble de 270.000 habitants, dont 120.000 dans la préfecture des Pyrénées-Orientales.

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