Après l’attaque qui a tué un policier jeudi soir sur les Champs-Élysées, certains candidats à la présidentielle durcissent le ton ce vendredi matin.

Un policier a été tué sur les Champs-Élysées jeudi soir, des fleurs ont été déposées par un syndicat de police pour lui rendre hommage
Un policier a été tué sur les Champs-Élysées jeudi soir, des fleurs ont été déposées par un syndicat de police pour lui rendre hommage © Maxppp / Aurélien Morissard

En réaction à cet attentat, François Fillon et Emmanuel Macron ont tous deux décidé d’annuler leurs réunions publiques. Mais le candidat Les Républicains a tout de même organisé une conférence de presse ce vendredi matin.

François Fillon a déclaré qu’il souhaite élever"le niveau de protection de nos frontières en renégociant le traité de Schengen". Le candidat de la droite entend faire du combat contre "le totalitarisme islamique" sa priorité s’il est élu. "Nous sommes en guerre" a martelé François Fillon.

Auparavant, c’est la candidate frontiste qui a réagi à cette attaque, à son QG de campagne à Paris. "Une nouvelle fois ce sont nos policiers qui sont visés et qui ont payé le prix du sang dans la lutte contre l’islamisme radical, cette idéologue totalitaire monstrueuse qui a déclaré la guerre à notre nation, à la raison, à la civilisation", a lancé Marine Le Pen. Elle a également demandé à François Hollande, qu’elle qualifie de "président notoirement défaillant", "ordonner la restauration effective de nos frontières en vertu du traité Schengen" et d’appliquer, la mesure-phare de son programme contre le terrorisme, à savoir l’expulsion immédiate des fichiers S étrangers ainsi que la déchéance de nationalité pour les binationaux.

Emmanuel Macron, invité de France Inter ce vendredi matin, a redit son opposition à la déchéance de nationalité. "N’inventons pas un programme de lutte contre le terrorisme dans la nuit, parce que c’est de la panique, c’est de la démagogie et ce n’est pas à la hauteur d’une campagne", a lancé le candidat d’En marche.

Dès hier soir, si certains candidats à la présidentielle ont réagi toute de suite sur le plateau de France 2 et France Inter, comme Emmanuel Macron, d’autres ont écrit quelques lignes sur Twitter. Benoît Hamon, le candidat PS, a déclaré "mes pensées vont au policier tué, à ses collègues blessés". Avant d'ajouter à la fin de l'émission sur France 2 et France Inter qu'il faut "être implacable à l'égard de ceux qui veulent remettre en cause nos valeurs dans notre démocratie".

Pour Jean-Luc Mélenchon de la France insoumise, "les criminels ne seront jamais impunis et leurs complices jamais oubliés".

Le président de la République François Hollande s’est rendu ce vendredi en fin de matinée à la Préfecture de police de Paris pour témoigner de son soutien aux forces de l’ordre. Le chef de l’État s’est également "entretenu quelques minutes" avec le policier grièvement blessé un peu plus tôt à l’hôpital Georges Pompidou. Jeudi soir, François Hollande a annoncé qu’un hommage national sera rendu au policier tué.

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