[scald=84045:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Les postes d'enseignants du dispositif "Éclair" recrutés sur profil dans 325 collèges et lycées notamment, seront ouverts à la rentrée 2012 sur une base nationale et non plus académique, a annoncé le ministre français de l'Éducation Luc Chatel.

L'objectif est d'attirer plus de candidats. Pour motiver les volontaires, une indemnité spécifique pouvant aller jusqu'à 3.556 euros annuels est prévue, précise Luc Chatel dans un communiqué.

Le dispositif "Écoles, collèges et lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite" (Eclair) vise à faire venir des professeurs chevronnés dans des établissements considérés parmi les plus difficiles du pays.

Lors de l'expérimentation à la rentrée 2011, les 911 "postes à profil" ouverts l'avaient été au sein des académies. Mais dans certaines, le ministère s'est trouvé confronté à un manque de candidats, d'où la décision de prévoir un recrutement national.

Le dispositif Eclair entraîne une petite révolution dans le recrutement, puisqu'il permet aux chefs d'établissement de sélectionner eux-mêmes sur profil les candidats. D'habitude, ces derniers n'ont pas leur mot à dire sur le recrutement.

Cette méthode a l'avantage, selon ses défenseurs, d'éviter que les professeurs débutants se retrouvent systématiquement dans les établissements difficiles, mais qu'au contraire la motivation entre en ligne de compte dans la sélection.

Le 13 janvier, le candidat socialiste François Hollande s'est prononcé pour une révision du mode d'affectation des enseignants dans les zones difficiles, entraînant une réaction prudente des syndicats.

Luc Chatel lui avait reproché de méconnaître ce qui se fait déjà dans ce domaine.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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