13 régions au lieu de 14 initialement prévue. Les députés PS ont redessiné la nouvelle carte des régions, une carte qui devrait aboutir puisqu'elle a été validée par le gouvernement. À quoi ressemble la nouvelle réponse des régions ? Réponse en image...

La nouvelle carte des régions
La nouvelle carte des régions © Radio France

Une proposition des députés PS

Les élus socialistes ont adopté par 72 voix contre 12 des amendements à la carte définie la semaine dernière par la commission des Lois de l'Assemblée. Ils les présenteront en séance publique à partir de mardi soir.

Les députés examinent le projet de loi qui redécoupe les régions métropolitaines et reporte les élections régionales et cantonales de mars à décembre 2015. La question des compétences doit être traitée ultérieurement. Le texte comporte également une procédure dite du "droit d'option des départements" qui permet, sous certaines conditions et pour la seule période 2016-2019, le transfert d'un département de sa région d'origine vers une région limitrophe.

Cette carte remodelée rattache le Poitou-Charentes à l'entité Limousin-Aquitaine, la Picardie au Nord-Pas-de-Calais et la Champagne-Ardenne à l'Alsace et à la Lorraine. La région Centre restera seule.

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Un large front contre la réforme

Le groupe écologiste y est favorable mais sous conditions - notamment le droit d'option - qui devraient être remplies avec de nouveaux amendements, et le groupe UDI attend de voir comment vont évoluer les débats pour se prononcer, selon son président Jean-Christophe Lagarde.

En revanche, le groupe des radicaux de gauche y est opposé, tout comme celui du Front de gauche, "farouchement hostile" au texte selon son président, André Chassaigne. Le groupe UMP dénonce, lui, un "véritable bidouillage démocratique", a dit son président Christian Jacob. "C'est une réforme qui n'a ni queue ni tête", a-t-il ajouté.

L'Assemblée se prononcera le mercredi 23 juillet par un vote solennel sur l'ensemble du projet de loi. Le gouvernement a décidé également d'utiliser la procédure dite "accélérée", qui réduit le nombre de navettes entre les deux assemblées, et espère faire adopter la réforme à l'automne.

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