françois hollande annonce la reconnaissance des fusillés de la grande guerre
françois hollande annonce la reconnaissance des fusillés de la grande guerre © reuters

François Hollande a lancé jeudi les cérémonies du Centenaire de la Première Guerre mondiale et le 70e anniversaire de la Libération en invitant la France à "faire bloc" pour gagner les batailles économiques comme hier les batailles militaires.

Un discours apprécié par Henri Guaino et Jean-François Copé, c’est assez rare pour être signalé. Le président de l'UMP a même salué "un très beau discours qui était celui que l'on attendait".

Il est vrai que la parole présidentielle était attendue. Un discours sous les ors de l'Elysée, devant de nombreux ministres et personnalités politiques de la majorité comme de l'opposition, pour lancer officiellement les cérémonies du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Un discours dans lequel François Hollande n'a pas cessé de faire des allusions à la situation actuelle de la France et a comparé le traumatisme de la guerre 14-18 à l'angoisse sociale liée à la crise, favorisant la montée des extrémismes.

Le Président a fixé au pays, un "ordre de mobilisation" : la nécessité de "réformer, réunir et réussir". "Pour cela, la France doit avoir confiance en elle-même, en son histoire, en ses forces, en ses capacités, en ses atouts, en son destin", a précisé le Président.

"Elle peut souffrir, traverser des épreuves, d'une nature différente, elle peut connaître des divisions, elle peut avoir aussi des défis à relever, mais elle est la France". "Et c'est cette confiance qui doit nous inspirer dans ces commémorations", a-t-il expliqué. "Parce que ces commémorations nous obligent à faire avancer la France, construire l'Europe et préserver la paix", a conclu le président de la République.

François Hollande

François Hollande a donné sa propre définition du mot patriotisme : "amour des siens" et non "haine des autres".

Le chef de l'Etat a placé les cérémonies du Centenaire sous le signe de l'unité, en France et en Europe, mettant en garde contre la montée des intolérances sur un continent "où la paix suscite l'indifférence tant elle s'est installée comme une évidence alors que pourtant montent les particularismes, les séparatismes, les extrémismes et les nationalismes".

L'"intransigeance" s'impose à ses yeux face "aux haines, aux racismes, face à toutes les atteintes aux valeurs". "Commémorer c'est renouveler le patriotisme qui unit, qui rassemble, qui n'écarte personne au-delà des parcours des croyances des origines, des origines, des couleurs de peau".

Se souvenir des combattants

François Hollande a demandé ne pas oublier les combattants issus des anciennes colonies auxprès desquels "la France a souscrit une dette d'honneur", a-t-il dit. "Cette dette d'honneur, nous l'honorons en ce moment-même au Mali", où la France intervient militairement depuis janvier contre les islamistes.

Le président a également appelé à réintégration dans la mémoire collective des "fusillés", qui auront une place au musée de la guerre aux Invalides, à Paris.

La réconciliation franco-allemande sera au coeur des célébrations de l'an prochain qui verra un 14-Juillet "inédit" placé sous le signe du Centenaire. Le président allemand Joachim Gauck, qui a récemment accompagné François Hollande dans le village martyr d'Oradour-sur-Glane, viendra en France début août pour le centenaire de la mobilisation de 1914.

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