À l'approche des élections régionales, l'intention des sondés à participer au scrutin est en nette hausse. Une tendance qui pourrait bien être favorable aux candidats sortants, d'après notre baromètre Odoxa-Dentsu Consulting pour France Inter et la presse quotidienne régionale.

Valérie Pécresse (Île-de-France), Carole Delga (Occitanie) et Xavier Bertrand (Hauts de France) sont candidat.e.s à leur réélection.
Valérie Pécresse (Île-de-France), Carole Delga (Occitanie) et Xavier Bertrand (Hauts de France) sont candidat.e.s à leur réélection. © Eric Piermont / Philippe Huguen (AFP) / Guillaume Bonnefont (IP3/MaxPPP)

Le casting des régionales se précise. Les principales affiches sont désormais connues. Si tout va bien, les élections auront lieu les 13 et 20 juin prochains. Et ce scrutin intéresse : selon le baromètre Odoxa-Dentsu Consulting pour France Inter et la presse quotidienne régionale, la participation pourrait atteindre les 60%, contre 50% en 2015. Sur le plan politique, la droite tient aujourd'hui sept régions métropolitaines, le Parti socialiste cinq. Les présidents sortants partent clairement en position de force avec 71% des Français qui jugent positivement leur actuel président de région.   

Une tendance confirmée par Gaël Sliman, à la tête de l'institut de sondage : "Quand le président de région est connu de ses administrés, il jouit d'une bonne opinion. Cela augure probablement d'une prime aux sortants." Le sondage de février révèle également que 69% des sondés voteront en fonction d'enjeux liés à leur région, plus qu'en fonction d'enjeux nationaux. "C'est plus que ce que l'on avait observé en 2015", précise Gaël Sliman. 

Rampe de lancement pour l'Élysée ?

Bien-sûr, juin, c'est loin. Mais les sortants ont de nombreux atouts dans la manche. Depuis 2015, ils sont à la barre de gros paquebots, des super-régions qui leur ont offert plus de pouvoir, plus de légitimité, plus de notoriété. Ce n'est pas pour rien que Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse tentent de faire de leur mandat local un tremplin vers l'Élysée.  

Une visibilité encore renforcée par la gestion de la crise sanitaire, qui a permis aux barons régionaux de monter en première ligne sur les masques, les tests et les vaccins. "Ils ont clairement un avantage Covid", constate un ministre, convaincu que "les grandes crises produisent des envies de stabilité". Le sondage montre que lorsque les sondés connaissent leur président ou leur présidente de région, 71% d'entre eux en ont une bonne opinion.

Tout cela, la majorité présidentielle l'a bien compris : "Nos attentes ne sont pas énormes", euphémise un stratège de la République en Marche. "On se voit plutôt en faiseurs de rois", avoue un autre. 

À 14 mois de la présidentielle, le président Emmanuel Macron se maintient avec une côte de popularité à 41 % auprès des Français sondés, elle est de 36 % pour le Premier ministre Jean Castex. Il gagne un point de popularité par rapport à décembre. Deux rivaux émergent tout de même dans l'opinion : Xavier Bertrand qui s'impose à droite et Christiane Taubira en nette percée à gauche.  

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