Le FN, qui a surfé sur le thème de l'insécurité, est donné largement en tête en Paca et Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Le FN, qui a surfé sur le thème de l'insécurité, est donné largement en tête en Paca et Nord-Pas-de-Calais-Picardie © MaxPPP

Le premier tour des élections régionales se déroule ce dimanche, au terme d'une campagne bouleversée par les attentats de Paris.Le taux de participation s'élevait à 43,01 % à 17h, contre 39,29 % en 2010 à la même heure. L'abstention devrait atteindre 49,5 %, selon Ipsos/Sopra Steria.

C'est en Corse qu'on a le plus voté, avec un taux d'abstention prévu de 39,6 %. La région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine serait elle mauvaise élève : 51,7 % d'abstention.

Estimations Ipsos / Sopra Steria de l'abstention au premier tour
Estimations Ipsos / Sopra Steria de l'abstention au premier tour ©

44,6 millions de Français inscrits sur les listes électorales étaient appelés à élire les nouveaux Conseils régionaux en métropole et en outremer, dans un climat décrit comme pesant et électrique par la presse, trois semaines après les attentats du 13 novembre. Les bureaux de vote ont ouvert à 8h. Seules les listes ayant obtenu 10% des suffrages exprimés pourront se maintenir. Avec 5% des voix, elles pourront fusionner avec celles en ayant obtenu 10%. Les candidatures pour le second tour devront être déposées avant mardi 18h en préfecture.

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44,6 millions d'électeurs appelés à élire 1.757 conseillers régionaux

La participation la plus importante a été enregistrée en Corse : 20,94%. Viennent ensuite Nord-Pas-de-Calais-Picardie, 19,16%, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (18,53%) et Provence-Alpes-Côte-d'Azur (18,43%), trois régions qui semblent à la portée du Front national. En revanche, c'est en Ile-de-France que la participation est la plus basse à midi : 11,25%. Il est vrai que les Franciliens ont jusqu'à 20h pour déposer leur bulletin dans les urnes, alors que sur l'ensemble de la France les bureaux de vote ferment à 18h ou 19h. En Seine-Saint-Denis, la participation est de 7,72%, à Paris de 9,83%. En Bretagne le taux de participation est également faible, 13,87%. Le taux d'abstention aux régionales de 2010 avait constitué un record pour ce type de scrutin. 44,6 millions d'électeurs en tout sont appelés à élire 1.757 conseillers régionaux et 153 conseillers territoriaux (Corse, Guyane et Martinique) parmi 21.456 candidats répartis sur 171 listes.

La droite maintiendra ses listes quoi qu’il arrive

L’incertitude demeurait encore la veille sur l'ordre d'arrivée des trois grandes forces au niveau national : crédités de 27% à 30% d'intentions de vote dans les sondages, la droite et le FN sont au coude à coude, devant le Parti socialiste distancé à 22/23%. La soirée électorale devrait être centrée autour de la question du maintien ou du retrait des listes de gauche arrivées en troisième position dans les régions où le FN peut l'emporter au second tour. La droite martèle pour sa part qu'elle maintiendra ses listes quoi qu'il arrive.

Scrutin sous état d’urgence

Dernier rendez-vous électoral avant la présidentielle de 2017, le scrutin va se dérouler sous l'état d'urgence, qui impose un renforcement de la sécurité autour des bureaux de vote, notamment dans la capitale. Pour la première fois, le vote a lieu dans le cadre des 13 nouvelles grandes régions métropolitaines nées du redécoupage territorial, sans que l'on sache comment les Français vont s'approprier ces vastes territoires amenés à jouer un rôle clé en matière économique. On votera également dans quatre régions et territoires d'outre mer. L'abstention est habituellement très forte pour ce type de scrutin intermédiaire, avec un électeur sur deux qui boude les urnes.

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