On fête la victoire de Gilles Simeoni à Bastia
On fête la victoire de Gilles Simeoni à Bastia © MaxPPP/COrse Matin/Océane BALDOCCHI

Les nationalistes ont remporté dimanche une victoire historique aux élections territoriales en Corse, dans une quadrangulaire qui leur a permis de battre nettement la gauche sortante et la droite victime de ses divisions.

La liste "Per a Corsica", résultat de la fusion des deux listes nationalistes du premier tour "Femu a Corsica" de Gilles Simeoni (17,62%) et "Corsica Libera" de Jean-Guy Talamoni (7,73%), a nettement gagné ces éelctions territoriales avec 35,34% des voix. "C'est la victoire de la Corse et de tous les Corses", a déclaré le chef de file nationaliste et maire de Bastia, Gilles Simeoni, à l'annonce des résultats.

Les nationalistes ont devancé la liste de gauche conduite par le président DVG sortant de l'exécutif territorial Paul Giacobbi (28,49%) et la liste de droite emmenée par l'ancien ministre José Rossi (26,69%) ainsi que le Front national (9,09%).

A noter, un taux de participation de plus de 60% de participation qui permet une nouvelle fois à la Corse de remporter la palme du civisme.

Une victoire fêtée en dans plusieurs villes

La victoire nationaliste a été acclamée par les cris et les chants de milliers de partisans et sympathisants agitant des drapeauxà tête de Maure dans les rues d'Ajaccio, de Bastia et des autres villes de l'île.

Les analystes expliquent la victoire nationaliste par l'union des deux listes rivales du premier tour, espérée par beaucoup d'électeurs, et par le report d'électeurs qui avaint voté au premier tout pour des petites listes de gauche.

Gilles Simeoni a été élu l'an dernier maire de Bastia, premier maire nationaliste depuis 2014 d'une grande ville insulaire. Fils d'Edmond Simeoni, figure emblématique du renouveau du nationalisme corse moderne, il est partisan du dialogue et du consensus; Gilles Simeoni prône un "nationalisme d'ouverture" et a souligné que sa victoire était celle "de la Corse et de tous les Corses" :

La Corse n'est pas entre les mains des nationalistes. Notre volonté c'est de construire la nation corse avec l'ensemble des Corses, qui ne sont pas tous nationalistes.

Jean-Guy Talamoni a lui dédié cette victoire aux "prisonniers et aux recherchés". Pour le dirigeant indépendantiste

il a fallu une longue marche de 40 ans pour en arriver là. La Corse n'est pas une simple circonscription administrative française, mais un pays, une nation, un peuple.

Les nationalistes disposeront de 24 des 51 sièges de l'assemblée de Corse

L'assemblée de Corse doit être présidée par le dirigeant indépendantiste Jean-Guy Talamoni. Le maire de Bastia Gilles Simeoni, sera élu jeudi président du conseil exécutif de la Collectivité territoriale.

En vertu d'un statut particulier, la Corse est une collectivité territoriale aux pouvoirs plus étendus que dans les régions continentales.

L'assemblée issue du second tour sera élue pour deux ans seulement. La Corse deviendra en effet le 1er janvier 2018 une collectivité unique issue de la fusion de la collectivité territoriale et des conseils départementaux de Corse-du-Sud et de Haute-Corse.

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