L'Élysée a enfin fait connaître ce mardi le nom du ministre nommé en remplacement de Gérard Collomb. Un remaniement annoncé d'abord comme "marginal" mais en fait plus important avec le départ de quatre ministres et l'arrivée de Didier Guillaume et Franck Riester.

Edouard Philippe, Premier ministre
Edouard Philippe, Premier ministre © AFP / Eric FEFERBERG

L'Élysée a fait connaître ce mardi la composition du gouvernement Philippe III, qui voit notamment la promotion de Christophe Castaner et de Jacqueline Gourault et le départ de Jacques Mézard, Françoise Nyssen, Stéphane Travert et de Delphine Génu-Stephann.

Christophe Castaner nommé à l'Intérieur

Le délégué général de La République en Marche, jusqu'alors secrétaire d'État auprès du Premier ministre, en charge des relations avec le Parlement, a été nommé ministre de l'Intérieur. Il succède à Gérard Collomb, ministre démissionnaire qui se consacre à sa campagne pour les municipales à Lyon.

Est rattaché au ministre de l'Intérieur le ministre Laurent Nuñez, en remplacement de Jacqueline Gourault qui prend de l'envergure.

Jacqueline Gourault devient ministre de la Cohésion des territoires

Jusqu'alors ministre auprès du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, Jacqueline Gourault remplace Jacques Mézard et devient ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales.

Elle bénéficie de deux secrétaires d'État : Sébastien Lecornu, chargé des collectivités territoriales, qui était jusqu'alors rattaché au ministre de la Transition écologique et solidaire et Julien Denormandie, chargé des collectivités territoriales.

Didier Guillaume et Franck Riester, nouveaux entrants

Didier Guillaume devient ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation et Franck Riester ministre de la Culture. Ils remplacent respectivement Stéphane Travert et Françoise Nyssen, qui quittent le gouvernement.

Des changements à la marge, les piliers confortés

Après l'annonce du départ de Gérard Collomb, l'ancien maire LR du Havre n'a pas présenté la démission du gouvernement à Emmanuel Macron, signe de la continuité de la politique actuelle. Edouard Philippe demeure donc Premier ministre. Lui sont rattachés plusieurs secrétaires d'État : Benjamin Griveaux, porte-parole du Gouvernement, Marlène Schiappa, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les discriminations, Sophie Cluzel, en charge des Personnes handicapées. Pour remplacer Christophe Castaner aux relations avec le Parlement est nommé le ministre Marc Fesneau, jusqu'alors député et président du groupe MoDem à l'Assemblée.

Jean-Michel Blanquer est confirmé. Le ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse récolte d'un secrétaire d'État en la personne de Gabriel Attal.

François de Rugy demeure ministre de la Transition écologique et solidaire. Président de l'Assemblée nationale, le député LREM François de Rugy a été nommé à la rentrée 2018, prenant la suite de Nicolas Hulot qui avait annoncé fin août sa démission à la surprise générale. Il a sous sa coupe Emmanuelle Wargon qui remplace Sébastien Lecornu en tant que secrétaire d'État.

Bruno Le Maire est quant à lui conforté au ministère de l'Économie et des Finances, où il travaillera avec la secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher, en remplacement de Delphine Gény-Stephan qui quitte le gouvernement. Mounir Mahjoubi, actuel secrétaire d'État en charge du numérique devient secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances et du ministre de l’action et des comptes publics.

Une secrétaire d'État est nommée auprès de la ministre des Solidarité et de la Santé, Agnès Buzyn, en la personne de Christelle Dubos.

Un remaniement qui n'emballe pas

Les réactions politiques ont évidemment suivi de près l'annonce du remaniement. L'opposition s'en désolé, déplorant un manque de réel renouvellement ou s'inquiétant de certaines nominations. Au PS (qui vient de perdre Didier Guillaume), Olivier Faure regrette "un rafistolage qui ne porte pas la marque de la nouveauté". Marine Le Pen lance sur Twitter "qu'avec Emmanuel Macron, le pire est toujours sûr". Chez la France insoumise, en marge de la perquisition chez Jean-Luc Mélenchon qui mobilise les troupes, Adrien Quatennens évoque "une macronie au point mort".

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