Les ministres et la majorité attendent le verdict de l'Élysée et de Matignon, qui s'apprêteraient toujours à remanier le gouvernement après la démission de Gérard Collomb. L'ampleur des changements est la principale inconnue, mais pas la seule, de ce mouvement attendu ce mardi ou au plus tard ce mercredi.

Emmanuel Macron subit la défection de ses ministres d'État et doit enrayer l'hémorragie après les départs de Nicolas Hulot et de Gérard Collomb
Emmanuel Macron subit la défection de ses ministres d'État et doit enrayer l'hémorragie après les départs de Nicolas Hulot et de Gérard Collomb © AFP / REGIS DUVIGNAU / POOL

C'est une ambiance de fin de règne qui plane sur l'Élysée. Après un été calamiteux et une rentrée chaotique, le chef de l'État a subi les démissions emblématiques de ses ministres d'État. Entre les têtes d'affiche qui désertent et les Français qui se montrent mécontents de sa politique, Emmanuel Macron veut accélérer, d'abord parce qu'il y est contraint.

Depuis plusieurs jours, nombreux sont ceux qui conseillent au président de la République de "nettoyer et ouvrir", pour stopper l'hémorragie.

Le Président cherche un nouveau souffle, alors qu'il n'est au pouvoir que depuis 17 mois. Une situation dont se désolent plusieurs visiteurs du Palais, qui constatent que "le système s'est grippé".

Les chantiers emblématiques restent les mêmes

Un ténor de la majorité veut croire qu'Emmanuel Macron peut en tirer profit pour resserrer les rangs, montrer qu'on fait ce qu'on a dit. Accélérer permettrait de transformer le deuxième gouvernement Philippe. Ou le troisième ?

Les chantiers emblématiques resteront de toute manière les mêmes : réforme des retraites, loi sur la bioéthique, révision constitutionnelle. Mais les résultats ne viendront pas avant un an et demi, soit plus tard que ce qu'avait clamé Emmanuel Macron dans sa première grande interview présidentielle, en octobre 2017.

Le temps presse donc pour satisfaire les Français.

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