Des centaines de manifestants contre un meeting du FN
Des centaines de manifestants contre un meeting du FN © Maxppp / Frédéric Girou

De violents affrontements ont eu lieu hier soir dans la capitale bretonne entre les forces de l'ordre et des centaines de manifestants en marge d'un meeting du Front national, salle de la Cité, un lieu symbolique pour les Rennais.

Dans la salle, pour assister au meeting du candidat FN aux municipales Gérard de Mellon, une centaine de personnes. À l'extérieur, au plus fort de la manifestation, ils sont entre 600 et 700. La partie n'était dès le départ pas franchement équilibrée...

Difficile pourtant de simplement interdire le meeting. "Cela aurait permis au FN de se présenter en victime des règles qui président à la démocratie locale. Nous ne voulons pas leur faire ce cadeau", explique juste avant le meeting le PS d'Ille-et-Vilaine dans un communiqué de soutien à la municipalité socialiste. Pas de quoi refroidir les opposants au FN, particulièrement remontés, d'autant que le meeting avait lieu salle de la Cité, la "Maison du peuple, symbole du mouvement ouvrier" pour le syndicat Solidaires.

Le centre de l'attention

D'où la colère et la violence de la manifestation d'hier soir. Les forces de l'ordre ont subi des jets d'objets : certains manifestants étaient venus cagoulés, armés de barres de fer et de pavés. Elles ont de leur côté utilisé les lances à eau et les lacrymogènes. Environ 300 CRS, gendarmes mobiles et policiers étaient mobilisés.

Des manifestants particulièrement bien organisés. Le reportage de Sarah Maquet

La manifestation a aussi fait des dégâts matériels : vitrines de commerces brisées, un poste de police dégradés. Certains ont même retourné une voiture avant de l'incendier devant la salle de la Cité. Aucun blessé à déplorer mais quatre manifestants ont été interpellés. Le rassemblement s'est terminé vers 21h20.

Le site RennesTV a publié sur YouTube une vidéo des affrontements de la nuit dernière

De son côté, Marine Le Pen a vivement réagi à cette soirée de violence, en réclamant la dissolution des "groupuscules violents" anti-FN, en marge d'une réunion publique.

Le Front national peine depuis toujours à s'implanter en Bretagne, enchaînant au fil des élections les faibles scores et les meetings quasi-confidentiels. Celui d'hier et la manifestation en marge lui ont donné une visibilité inespérée.

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