C'était un engagement de début de mandat. Les députés La République en marche avaient annoncé vouloir remettre en jeu, à mi-mandat, tous les postes clés qu'ils occupaient à l'Assemblée nationale. Mais une réunion a été convoquée, jeudi, par le bureau du groupe de LREM pour évoquer la question et trouver une solution.

Gilles Le Gendre, président du groupe LREM, comme d'autres, avait annoncé vouloir remettre en jeu - à mi-mandat - le postes-clé occupé à l'Assemblée.
Gilles Le Gendre, président du groupe LREM, comme d'autres, avait annoncé vouloir remettre en jeu - à mi-mandat - le postes-clé occupé à l'Assemblée. © AFP / Thomas SAMSON

En arrivant au pouvoir, ils s'y étaient engagés. Les députés de La République en marche avaient annoncé vouloir remettre en jeu, à mi-mandat, tous les postes-clé qu'ils occupaient à l'Assemblée. Mais une réunion a été convoquée, jeudi, par le bureau du groupe de LREM pour évoquer la question et trouver une solution. 

Ces postes censés être remis en jeu ce sont des présidences de commission notamment, les postes de rapporteur, de questeurs, la présidence du groupe de la majorité également. Certes, la mi-mandat n'a lieu que dans six mois, mais une réunion a été convoquée ce jeudi par le bureau du groupe de La République en Marche, pour évoquer justement la question et surtout, pour chercher une autre solution. 

Plus personne ne veut appliquer cette règle

Mais si tout le monde se souvient de cette règle, au sein de la majorité, plus personne n'a envie de l'appliquer. Lorsqu'ils ont eu l'idée de proposer de renouveler, à mi-parcours, tous les postes à responsabilités, les députés de La République en marche faisaient leurs premiers pas dans les couloirs de l'Assemblée. Ils avaient même décidé que les "sortants" n'auraient pas le droit de se représenter. Le pouvoir devait tourner, il ne fallait surtout pas s'y accrocher.

Seulement, deux ans après avoir été élus députés, le "nouveau monde" a un petit peu changé. En tout cas, ceux, qui ont accédé comme Barbara Pompili par exemple, à des postes clés - elle préside l'une des huit commissions à l'Assemblée -, n'ont plus franchement envie de les abandonner. 

Voilà pourquoi Gilles Le Gendre, qui lui aussi aimerait bien rester le patron du groupe des députés de la majorité, devrait proposer ce jeudi matin à ses troupes, de modifier tout simplement le règlement. Serait maintenu le principe qu'il faut renouveler mais tous ceux qui le souhaitent, pourraient se représenter. Donc, y retourner. En somme, c'est fou comme on s'habitue vite aux règles de la vieille politique.

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