C'est moins que ce qui était attendu à l’issue du premier tour dimanche dernier : le parti d’Emmanuel Macron remporte la majorité absolue avec 350 sièges selon l'Intérieur.

L'Assemblée nationale va être profondément renouvelée à l'issue de ce scrutin
L'Assemblée nationale va être profondément renouvelée à l'issue de ce scrutin © AFP / Bertrand Guay

Quoique peu nombreux à s’être déplacés ( record d'abstention avec 57,36%), les électeurs ont confirmé ce dimanche le résultat obtenu la semaine dernière à l’issue du premier tour : selon les chiffres publiés par le ministère de l'Intérieur,La République en Marche, alliée au MoDem, l’emporte, avec 350 sièges sur les 577 que compte l’Assemblée nationale, dont 306 pour le seul mouvement d'Emmanuel Macron. La majorité absolue donc, mais un score un peu moins important que prévu. A l'issue du premier tour, les projections d'Ipsos Sopra Stéria lui attribuaient 415 à 455 sièges.

Viennent ensuite la droite (LR/UDI/DVD) qui obtient 137 sièges (dont 17 pour l'UDI), 45 sièges pour le PS et ses alliés, 8 pour le Front National et 27 pour la France Insoumise et le PCF (dont 19 pour la seule FI) : ce ne sera pas suffisant pour le FN qui espérait créer un groupe parlementaire (le nombre minimum de députés est de 15 pour avoir un groupe).

Les électeurs de 573 des 577 circonscriptions avaient été appelés à voter ce dimanche, des candidats ayant été élus dès le premier tour dans quatre circonscriptions dimanche dernier. Et une seule circonscription, la 1ère de l’Aube, voyait trois candidats en course dans une triangulaire (contre 34 en 2012).

La République en Marche, un parti inexistant il y a deux ans, avait réussi au premier tour à qualifier 513 candidats pour le second tour, dont 449 arrivés en tête.

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On est donc loin de la vague historique attendue : si cette estimation se confirme, le record du nombre de sièges pour un même parti ne sera pas battu. Il restera donc détenu par l’UMP en 2002, qui avait obtenu 365 sièges. En 1993, la droite et le centre avaient obtenu 472 sièges, mais avec les efforts cumulés du RPR et de l’UDF.

En revanche, le record battu est celui de la débâcle du PS, qui, avec 46 députés, n’avait jamais été aussi peu représenté dans l’hémicycle. Le précédent record datait de 1993, quand les socialistes n’étaient que 57 à l’Assemblée.

Toutefois, l’abstention record lors de ce second tour, encore plus forte qu’au premier, risque de fragiliser la légitimité de cette large majorité obtenue par le parti présidentiel. Plus d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé.

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