[scald=107225:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy et son ancien ministre de l'Écologie Jean-Louis Borloo célèbreront vendredi leurs retrouvailles lors de la visite d'un quartier rénové à Valenciennes, dans le Nord de la France, a annoncé jeudi le QG de campagne du président-candidat.

Le chef de l'État, candidat à un second mandat, déjeunera également en compagnie du président du Parti radical avec des acteurs de la réinsertion sociale, de l'emploi, de la rénovation urbaine et du logement de la ville de Valenciennes, après avoir visité une association de réinsertion sociale.

Meurtri de n'avoir pas obtenu le poste de Premier ministre en novembre 2010, Jean-Louis Borloo avait quitté le gouvernement et pris ses distances avec Nicolas Sarkozy.

Il a un temps songé à se présenter lui-même à l'élection présidentielle, contre l'avis du chef de l'État qui ne voulait pas d'un candidat centriste susceptible de le priver de voix au premier tour. Mais faute de soutiens suffisants dans son propre camp, Jean-Louis Borloo y a renoncé.

Il a obtenu le 10 mars que le Parti radical apporte un soutien sous condition au président-candidat mais s'est fait prier, jusqu'ici, pour participer à sa campagne, comme il l'avait déjà fait en 2007.

"J'ai attentivement écouté Nicolas Sarkozy (...) quand il a défendu la nouvelle taxe sur les grands groupes, les mesures concernant les exilés fiscaux et les avancées vers un grand plan de formation professionnelle. Ces évolutions correspondent à nos souhaits", explique-t-il dans une interview publiée vendredi par Le Figaro.

PRIORITÉS

Le député du Nord et ancien maire de Valenciennes dit s'engager "sans état d'âme" mais sans renier ses convictions et pour "peser sur le projet" du chef de l'État sortant avant le premier tour de la présidentielle.

Il a notamment laissé son nom à la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1er août 2003, dite "plan Borloo", en vertu de laquelle une trentaine de milliards d'euros ont été engagés depuis neuf ans dans la rénovation des quartiers défavorisés.

Il dit cette fois vouloir défendre cinq priorités : donner une deuxième chance aux familles surendettées "de bonne foi", soutenir les élèves en difficulté dans le primaire, aider les salariés précaires à accéder au logement, accueillir 150?.000 apprentis dans la fonction publique, "aider les territoires fragiles par un Grenelle de la fiscalité locale".

Jean-Louis Borloo dit également vouloir défendre des "mesures complémentaires pour relancer la croissance?" : un plan de services à la personne et un soutien aux PME en débloquant 30 milliards d'euros d'épargne de long terme.

Le président du Parti radical réaffirme par ailleurs que la réunification des centres est une "absolue nécessité".

"Il ne suffit pas de peser sur le projet", explique-t-il. "Pour s'assurer de son application, il est indispensable qu'il y ait un groupe indépendant de centristes et de radicaux à l'Assemblée nationale."

Jean-Louis Borloo estime que le président et candidat du MoDem, François Bayrou, y aurait "toute sa place".

Emmanuel Jarry, édité par Gérard Bon

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