PARIS (Reuters) - Les agents de sécurité et le médiateur nommé par le gouvernement tentent ce mercredi de mettre fin à un mouvement social de plusieurs jours qui perturbe les aéroports français à l'approche des fêtes de fin d'année.

Quatre cents policiers et gendarmes se tiennent prêts à se substituer aux personnels grévistes en cas d'échec des négociations.

La réunion devait commencer à 10h00 à l'aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle. Les grévistes demandent des hausses de salaire et l'amélioration de leurs conditions de travail.

L'Elysée dirige d'une main ferme la négociation :

"Les négociations vont continuer ce matin. Mais si cette grève continuait, il est évident que le gouvernement prendra ses responsabilité pour que le trafic puisse s'écouler normalement", a déclaré Thierry Mariani, ministre chargé des Transports, mercredi sur France 2.

Vers 09h00, la situation était normale dans les deux aéroports parisiens, où aucune annulation de vol n'était prévue, a-t-on appris auprès de leur gestionnaire, Aéroports de Paris.

Tous les vols devaient également être assurés à Lyon.

Disant vouloir mettre fin aux désordres liés à des grèves à répétition lors des grands départs en vacances, le gouvernement a apporté son soutien à une proposition de loi sur le "service minimum" dont l'examen est prévu le 24 janvier à l'Assemblée.

Le texte prévoit d'étendre au transport aérien le cadre prévu dans le transport public terrestre (ferroviaire et routier). Les salariés qui souhaitent faire grève devraient ainsi le dire deux jours à l'avance afin de permettre à leurs employeurs de faire face aux pénuries de personnel.

Jean-Baptiste Vey, Brian Love et Catherine Lagrange, édité par Patrick Vignal

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