Manuel Valls demande au candidat socialiste de se retirer dans l'Estt
Manuel Valls demande au candidat socialiste de se retirer dans l'Estt © MaxPPP

La percée historique du Front national au premier tour des régionales, laisse la France sous le choc et la droite et gauche face à la question des retraits au deuxième tour.

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a annoncé dès dimanche soir un retrait de ses listes en NPDC-Picardie et Paca, ce qui signifie que les socialistes ne siégeront pas dans ces régions pendant de six ans.

Cambadélis a demandé à Jean-Pierre Masseret, tête de liste nettement distancée en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, de se retirer, au profit de Philippe Richert (LR-UDI) qui affrontera le FN Florian Philippot.

Le candidat socialiste refuse et il risque de perdre l'étiquette PS s'il persiste.

"Il ne faut pas s'accrocher", M. Valls

Lundi soir Manuel Valls a insisté dans le journal de 20 heures de TF1: "il ne faut pas s'accrocher, il faut être digne, à la hauteur de l'enjeu : conforter la République". Le Premier ministre, assure qu'à la "grande différence" de Nicolas Sarkozy, il "assume (ses) responsabilités", a appelé à voter pour les listes de droite face au FN en Provence-Alpes-Côte d'Azur, Nord-Pas-de-Calais-Picardie, et aussi en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne.

A la même heure ou presque, le président des Républicains a déclaré sur France 2 dans le journal télévisé "Le Parti socialiste a pris sa décision, librement et démocratiquement. Je la respecte. Nous avons pris notre décision", a expliqué Sarkozy. Lundi lors d’un bureau politique lundi, quasiment tous les responsables de son mouvement ont approuvé sa stratégie du"ni retrait ni fusion" des listes en vue du second tour des régionales.

"Il n'y a pas d'accord entre nous", le parti Les Républicains et les socialistes, a ajoutél’ancien président de la République :

Il n'y aura pas de combines, pas de "combinazione"… Car ce n'est pas comme ça que ça se passe, "passe-moi la salade, je t'envoie la rhubarbe"

Des voix se sont élevées pour critiquer l'ancien chef de l'Etat et déplorer l'absence de "leader légitime" , selon l'ex-ministre Eric Woerth. Les centristes ont prôné un retrait de la liste arrivée troisième, en Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon, pour battre le FN.

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