[scald=65223:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Aucune décision n'a encore été prise sur la réforme de l'évaluation des enseignants et aucun décret ne sera signé en catimini, assure le ministre de l'Education, Luc Chatel.

Le projet envisagé par le gouvernement, qui donne au chef d'établissement un rôle clé, est dénoncé par les syndicats qui redoutent des risques de jugement arbitraire.

Dans Les Echos, à paraître vendredi, Luc Chatel affirme que l'idée est d'obtenir un système d'évaluation "plus performant, plus juste" et qui permette "de valoriser la qualité du travail et l'engagement de chaque enseignant.

"Rien n'est décidé, nous sommes au stade de la concertation, aucun décret ne sera signé en catimini", assure-t-il.

Luc Chatel reconnaît cependant que la philosophie du projet est "que le chef d'établissement soit plus impliqué dans l'évaluation de son équipe pédagogique".

Selon les syndicats, la "double notation" des enseignants en vigueur jusqu'à présent devrait disparaître dès la rentrée 2012 si le projet aboutit.

Cette "double notation" se fonde sur la note "administrative", attribuée par le chef d'établissement sur des critères comme la ponctualité, l'assiduité et la prise d'initiatives, et la note "pédagogique" donnée par l'inspecteur pédagogique régional après sa visite en classe.

Les syndicats reconnaissent que ce système est perfectible mais redoutent encore plus le nouveau projet, car les professeurs ne seraient plus seulement évalués pour leur action éducative mais pour leur implication dans l'action collective de l'école.

L'intersyndicale se réunira vendredi et pourrait décider d'une journée d'action avant les vacances de Noël.

Gérard Bon, édité par Patrick Vignal

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