cécile duflot inscrit sa présence au gouvernement dans la durée
cécile duflot inscrit sa présence au gouvernement dans la durée © reuters

La ministre du Logement Cécile Duflot a appelé jeudi François Hollande à "réparer les blessures" provoquées par les propos de son collègue de l'Intérieur Manuel Valls sur les Roms qui ont déclenché un tollé au sein d'une partie de la gauche.

Après avoir échangé les coups entre eux, les écologistes semblent désormais vouloir les diriger vers le gouvernement, et particulièrement vers Manuel Valls.

Cécile Duflot, qui assistait aux journées parlementaires de son parti Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à Angers, a déclaré que le chef de l'Etat n'avait pas été élu pour poursuivre la politique de Nicolas Sarkozy sur la question des Roms.

Au-delà de son programme, il a été élu pour réparer des blessures douloureuses, des blessures qui ont visé une grande catégorie de personnes, des blessures aux Roms, population parmi les plus stigmatisées et les plus chassées d'Europe.

C'est un rôle essentiel qui a été confié au président de la République de réparer les blessures, d'apaiser, de lutter contre la tentation de l'extrémisme et, surtout, la tentation du renoncement.

On ne peut pas dire d'une population qu'elle ne peut pas s'intégrer. Et deuxièmement que leurs pratiques et leur mode de vie sont un dérangement pour leurs voisins.

Ambarras au gouvernement

Le ministre de l'Intérieur a affirmé mardi que les Roms avaient vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie, jugeant leur mode de vie en confrontation avec celui des Français.

Lors d'un point de presse, Cécile Duflot (elle-même membre du gouvernement comme ministre du Logement) a souhaité que l'on ne laisse pas "le pays glisser" et a appelé à un "devoir de vigilance", affirmant qu'une partie de la société avait été déchirée lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Face aux critiques, Manuel Valls a déclaré mercredi qu'il n'avait "rien à corriger" à ses propos, jugeant que "la responsabilité du ministre de l'Intérieur consiste à tenir un discours de vérité" et s'est défendu de toute visée électoraliste à l'approche des municipales de 2014.

Il aurait été soutenu, en petit comité, par le chef de l'Etat. la porte-parole du gouvernement, elle, a assuré"que cette question devait être traitée avec fermeté et humanité. C'est la politique qui a été conduite depuis le mois d'août dernier, ça doit rester la politique". Elle rappelle toutefois que "le retour au pays fait partie de la palette des solutions" pour les Roms de Bulgarie et de Roumanie.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.