[scald=84249:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - La présidente socialiste du Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a pressé mercredi Nicolas Sarkozy de renoncer à son projet de relèvement de la TVA pour alléger le coût du travail, à quelques heures de l'ouverture d'un sommet de crise entre le président français et les partenaires sociaux.

Le gouvernement envisage notamment une hausse du taux général de la TVA, actuellement fixé à 19,6%, en contrepartie d'une réduction des charges salariales et patronales dans le cadre d'une réflexion sur la réforme du financement de la protection sociale.

Les syndicats sont opposés à cette mesure qu'ils associent à un nouveau plan de rigueur. Des annonces sur le sujet sont attendues d'ici à la fin du mois de janvier.

"J'attends que la mauvaise décision sur la TVA ne soit pas prise parce que c'est un prélèvement sur le pouvoir d'achat et on n'a jamais dit encore qu'il s'agissait d'un renchérissement des facteurs de production car on taxerait certains produits qui participent à la production économique", a souligné la candidate à l'élection présidentielle de 2007 sur RTL.

"J'attends de ce sommet qu'il prenne à bras-le-corps la question qui préoccupe ce matin les Français: la hausse du prix de l'essence. Je suis pour un blocage du prix de l'essence", a-t-elle ajouté.

Les prix du carburant ont atteint un niveau historique en France vendredi, selon des données hebdomadaires compilées par la Direction générale de l'énergie et du climat.

Le ministre de l'Economie François Baroin a indiqué mardi qu'il n'entendait pas légiférer sur la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TIPP) pour calmer les prix.

Matthias Blamont

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.