Les zadistes de Roybon, opposés aux Center Parcs
Les zadistes de Roybon, opposés aux Center Parcs © MaxPPP/Le Dauphiné/Marc Greiner

Tremble Pierre et Vacances, les zadistes sont dans la place et ils manifestent depuis le week-end dernier pour empêcher la construction d’un Center Parcs dans la forêt de Chambaran en Isère. Une protestation qui vient de trouver un écho auprès des certains PS du département.

Dimanche après-midi, ils étaient entre cinq cents et mille dans la forêt de Chambaran, à quelques kilomètres au nord du plateau du Vercors.

Il s’agissait du troisième rassemblement contre le projet dans la région depuis le lancement des travaux de défrichement de la forêt le 20 octobre. Le reste du temps, les zadistes tentent d’empêcher le chantier en s’en prenant aux engins.

Lancé en 2007, le projet a été plusieurs fois retardé par des recours en justice. Les opposants s'appuient maintenant sur les conclusions de la commission d'enquête publique au titre de la loi sur l'eau, qui a rendu à l'unanimité un "avis défavorable" et a pointé notamment l'absence de débat public et un impact sur les zones humides évalué "à minima".

Le projet prévoit un millier de cottages au cour de 200 hectares de forêt, de commerces et de restaurants autour de l'"Aquamundo", une bulle transparente maintenue à 29°c. S’il devait voir le jour, le Center Parc de Roybon serait le sixième en France et le 25e en Europe. Du coté des pro-parc, on parle d’un projet respectueux de l’environnement sur 0,42% de la superficie totale de la forêt, mais surtout, de la création de 697 emplois équivalents à 468 à temps plein et des retombées fiscales.

Lorsque l'avis des élus évolue

Le tribunal administratif de Grenoble doit examiner le 12 décembre plusieurs recours d'associations demandant l'arrêt du défrichement de la forêt. Dans un courrier au préfet de région, Le président (PS) de Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, a demandé "la suspension des travaux" tant que la justice ne se sera pas prononcée sur la légalité du projet. Quelle que soit la décision du tribunal, Jean-Jack Queyranne estime nécessaire que le préfet diligente "une mission pour apprécier les conditions de réalisation de ce projet au regard des contraintes environnementales".

Jusque-là, projet de village vacances était soutenu par la plupart des élus locaux, de droite comme de gauche, au premier rang desquels l'ancien président (PS) du conseil général de l'Isère et actuel secrétaire d'Etat André Vallini.

La Frapna (Fédération Rhône Alpes de protection de la nature) a demandé "a suspension immédiate des travaux" et dit avoir sollicité "l'arbitrage urgent" de la ministre de l'Écologie Ségolène Royal, qui ne s'est toujours pas exprimée sur le sujet.

Bernatd Cazeneuve, interrogé lors des questions d'actualité, a dit que le gouvernement était favorable au "compromis" mais qu'il fera appliquer le droit avec la plus grande netteté.

Jean-Pierre Barbier, député UMP de l'Isère, a lancé un appel sur France Bleu Isère "à un front républicain.contre les anarchistes qui sapent tous nos projets dans le pays".

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.