Bruno Le Roux
Bruno Le Roux © Christophe Morin / IP3 / Christophe Morin / IP3

Patrick Buisson, le controversé conseiller de Sarkozy a plongé la droite dans la colère avec la révélation de ses enregistrements de réunions à l'Elysée et de conversations diffusé dans la presse. A gauche, on ne préfère pas se frotter les mains.

Personne ne prend le risque de crier victoire : le mot d'ordre est de ne surtout pas en rajouter. Cette affaire complique la tâche de l'UMP et jette le discredit sur une partie de la droite. Pour autant les socialistes savent bien qu'il n'y a rien à en tirer. Si certains ténors de la majorité concèdent que le Sarkoleaks couplé au Copégate risquent de démobiliser l'electorat de droite, ce n'est pas nécessairement pour se rabattre sur les candidats socialistes loin de là. Le PS préfère plutôt se placer sur le terrain de la recherché de vérité. Faute d'une plainte de Nicolas Sarkozy, Bruno Le Roux, a menacé de réclamer une commission d'enquête parlementaire.

Ce n'est pas qu'une péripétie politicienne. C'est une atteinte au fonctionnement de l’État et de la démocratie.

Mais derrière le discours se cache un véritable embarras. Entre les affaires qui gangrènent la droite et le manque de résultat du gouvernement couplé au discredit du Président, le seul à pouvoir tirer les marrons du feu c'est le Front national. Marine Le Pen a de quoi se réjouir et c'est elle la seule à pouvoir se frotter les mains.

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