[scald=103959:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a conseillé mercredi aux Français de faire jouer la concurrence entre les distributeurs de carburants face à la flambée des prix de l'essence mais a de nouveau rejeté toute idée de réduire la taxe sur les produits pétroliers (TIPP).

"Lorsque le prix de l'essence augmente, la consommation des Français diminue parce qu'ils font plus attention. Donc pour les recettes de l'Etat, ça n'augmente pas", a déclaré sur Europe 1 le chef de l'Etat, qui brigue un second mandat.

Il a souligné qu'il y avait 30 à 50 centimes de différence de prix au litre d'une station service à l'autre et que réduire de deux centimes par litre la TIPP coûterait un milliard d'euros à l'Etat, ce qui serait aussi une "façon de faire payer le contribuable".

"Je dis aux Français (...) faites jouer la concurrence, parce que s'il y a un petit malin dans une station service qui met le litre d'essence à deux euros (...) franchement on n'est pas obligé (...) de payer plus cher pour avoir moins bien", a déclaré le président-candidat. "Il y a des gens qui profitent de l'augmentation du pétrole, n'y allez pas, allez acheter votre essence là où c'est moins cher."

Nicolas Sarkozy a brocardé son adversaire socialiste, François Hollande.

"J'entends M. Hollande dire qu'il va bloquer les prix du pétrole. Mais enfin, c'est à pleurer !", a déclaré le chef de l'Etat. "Il va bloquer quoi ? Il va dire à l'Arabie saoudite, à l'Iran, aux producteurs de pétrole, 'attention j'arrive avec mon petit costume et je vais bloquer les prix ?' Qui peut croire une fable pareille ?"

Emmanuel Jarry, édité par Marine Pennetier

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