[scald=100537:sdl_editor_representation]SAINT-QUENTIN, Aisne (Reuters) - Nicolas Sarkozy a démenti lundi tout "pacte" passé entre les conservateurs européens pour boycotter le candidat socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande.

L'hebdomadaire Der Spiegel de lundi affirme qu'Angela Merkel, qui soutient publiquement le président français, et ses homologues italien, Mario Monti, espagnol, Mariano Rajoy, et britannique, David Cameron, se sont entendus pour refuser de recevoir le candidat PS coupable à leurs yeux de vouloir renégocier le traité européen sur la discipline budgétaire.

"Les dirigeants, vous ne croyez pas qu'ils ont autre chose à faire que de faire des pactes ou des choses comme ça?", a ironisé Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement à Saint-Quentin (Aisne). "Je n'ai jamais parlé avec les uns ou les autres de ça, chacun d'entre nous on est responsable de ce qu'on dit."

"Vous pensez qu'autour de la table on dit 'ah, tu es socialiste je ne travaille pas avec toi' ou 'tu es de droite, je ne travaille pas avec toi'?, a-t-il encore demandé.

"J'ai vu que les socialistes anglais comme les socialistes allemands se désolidarisaient des propositions de M. Hollande, c'est leur droit", a-t-il ajouté. "Je pense que le problème de M. Hollande, c'est pas du tout qu'il y ait un pacte contre lui, (...) c'est qu'il a peu voyagé, et donc il ne se rend pas compte qu'on est dans un monde ouvert", a-t-il poursuivi.

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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