[scald=105361:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Hollande a brocardé samedi soir la "fuite en avant" de Nicolas Sarkozy, accusant le président sortant, qui le taxe "d'antisarkozysme", de devenir lui-même un "anti-Hollande".

Le candidat socialiste a répondu lors du journal de 20h00 de TF1 aux virulentes attaques du chef de l'Etat lors d'un meeting tenu peu auparavant à Lyon.

"Moi je ne suis pas, comme il a été dit, dans l''antisarkozysme'. J'ai l'impression que c'est plutôt le candidat sortant qui devient maintenant un anti-Hollande, si je peux m'exprimer ainsi", a-t-il déclaré.

Brocardant "l'outrance" et "le combat de la dernière heure" de son adversaire qui l'attaque pour "mensonge" et "cynisme", François Hollande a dit vouloir vivre dans un pays "apaisé".

"Nicolas Sarkozy est dans un combat qui relève de la fuite en avant: il ne peut pas défendre son bilan, c'est un boulet, il ne présente pas de projet -est-ce que vous connaissez ses propositions détaillées, chiffrées, organisées, structurées?", a lancé le député de Corrèze.

L'ancien premier secrétaire du PS, qui a pris 60 engagements en janvier devant les électeurs, a opposé sa "cohérence" aux "improvisations" de son principal adversaire, qui le talonne dans les sondages au premier tour.

"Comme il ne peut pas présenter un bilan, un projet, il présente un visage, qui est celui de l'outrance. Moi je ne tombe pas dans ce genre de surenchère, je ne me livre pas à des attaques qui sont de ce niveau-là", a-t-il dit.

Pour François Hollande, les attaques de Nicolas Sarkozy relèvent du "combat de la dernière heure".

"C'est dur quand on est candidat sortant, enfin j'imagine, et qu'on a été aussi loin dans le renoncement aux promesses", a-t-li commenté.

"Alors on s'en prend à qui: aux Français, à certains, aux syndicats, aux étrangers, aux autres, à l'Europe? On oublie de s'en prendre au premier responsable: c'est Nicolas Sarkozy".

"Je veux vivre dans un pays apaisé, qui ne soit pas toujours brutalisé, divisé, stigmatisé, ça nous changera"", a conclu François Hollande.

Elizabeth Pineau, édité par Marine Pennetier

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.