[scald=47931:sdl_editor_representation]VENETTE (Oise) (Reuters) - Nicolas Sarkozy a jugé mardi de son devoir de penser d'abord aux salariés de l'industrie, dont les emplois sont exposés à la concurrence internationale, plutôt qu'aux fonctionnaires, protégés par leur statut.

Le président de la République visitait une usine de carburant vert à Venette, près de Compiègne, alors que la quasi-totalité des syndicats d'enseignants du public et du privé organisaient en France grèves et manifestations pour protester contre les suppressions de postes dans l'Education.

"Aujourd'hui, il y a des protestations, c'est normal dans une démocratie", a-t-il déclaré aux salariés de l'usine Novance, du groupe Sofiprotéol au moment où les enseignants du public et du privé menaient une grève très suivie en France.

"Mais les emplois qui sont en cause ce n'est pas les emplois de la fonction publique, c'est les emplois de l'industrie, c'est les emplois de l'entreprise, c'est les emplois qui sont exposés à la concurrence", a-t-il ajouté.

"Mon devoir de chef de l'Etat c'est d'abord de penser aux ouvriers, aux salariés et aux cadres qui sont lancés dans la compétition internationale et qui ont besoin du soutien de l'Etat, plus que de penser à ceux qui ont un travail difficile mais qui ont un statut qui les protège", a-t-il ajouté. "Vous, vous êtes exposés, c'est pour ça que je dois d'abord être avec vous plus qu'avec d'autres qui sont protégés dans leur statut."

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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