Nicolas Sarkozy participe aujourd'hui à une réunion extraordinaire du bureau politique de l'UMP à Paris mais ses proches démentent tout retour officiel de l'ancien président dans la vie politique française.

Quatre jours après l'invalidation par le Conseil constitutionnel de ses comptes de campagne pour l'élection présidentielle de 2012, l'ancien chef de l'Etat sera présent au siège de l'UMP, avant tout pour essayer de "rassembler famille" et "essayer de la sauver", a déclaré le député-maire de Nice, Christian Estrosi.

Nicolas Sarkozy n'a pas l'intention de retomber dans le bain qui consiste à faire de la politique politicienne. Il n'a pas l'intention de retourner sur la scène politique, il n'a pas l'intention de se mêler des décisions qui toucheront au choix des élections municipales, européennes. Il ne se mêlera à rien de tout cela.

Nicolas Sarkozy "n'a absolument pas" envie de "revenir en chef de parti", a ajouté Christian Estrosi, "même s'il reste une autorité morale de l'UMP" que "personne ne peut contester".

Plus d'un an après son échec à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy reste le favori des sympathisants UMP pour le scrutin de 2017 avec 67% d'opinions favorables , loin devant François Fillon (13%), selon un sondage CSA publié vendredi.

Alors, est-ce le grand retour de Sarkozy ? Carine Bécard

Des adversaires prudents

Le rejet des comptes de campagne de 2012, qui prive l'UMP de 11 millions d'euros de subventions publiques, a fait sortir de sa réserve l'ancien chef de l'Etat et l'a contraint à revoir son calendrier politique.

Pour Marine Le Pen, sa participation lundi au bureau extraordinaire de l'UMP, qui se tiendra à huis clos, est naturelle, la décision du Conseil constitutionnel le rendant "redevable de 11 millions d'euros pris en charge par son parti."A gauche, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal a estimé que le bureau politique de l'UMP devait demander des comptes à Nicolas Sarkozy.

J'espère au moins que le bureau de l'UMP va lui demander des comptes et pas seulement la commission nationale des comptes. Car enfin, il a mis son parti dans de très graves difficultés financières, il a des comptes à rendre, il doit s'expliquer.

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a démenti pour sa part tout sentiment de nostalgie des Français pour Nicolas Sarkozy.

Trois Français sur cinq (59%) ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy soit candidat à l'élection présidentielle de 2017 , selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

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