[scald=101651:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a promis jeudi de réduire de 10% à 15% le nombre de députés et sénateurs s'il est réélu président.

Le chef de l'Etat sortant avait déjà promis d'introduire une dose de scrutin proportionnel à hauteur de 10 à 15% dans les élections législatives.

"J'ai proposé la diminution du nombre de parlementaires parce que je considère que chacun doit faire un effort" (de réduction des dépenses publiques), a-t-il expliqué sur RMC et BFM-TV. "Je dis entre 10 et 15% de parlementaires en moins, Sénat et Assemblée nationale."

Il a en revanche critiqué le candidat socialiste François Hollande, qui propose de réduire de 30% le traitement du chef de l'Etat et des membres du gouvernement.

"Ce que je ne comprends pas, c'est qu'alors qu'il est président du département le plus endetté de France (la Corrèze-NDLR), pourquoi il ne l'a pas fait pour lui-même ?" a-t-il déclaré. "Pourquoi dire qu'il le fera dans les années qui viennent ? Qu'il le fasse tout de suite, c'est aussi simple."

Le chef de l'Etat sortant a estimé que la réduction des salaires du personnel politique n'était pas une solution.

"La solution, c'est avoir des responsables politiques honnêtes, compétents et qui s'engagent", a-t-il dit.

Son propre traitement a été plus que doublé au début du quinquennat en contrepartie d'une clarification du mode de rémunération du président de la République français, jusque-là assez obscur.

"Je suis à 18.500 euros net, ce qui est un salaire très important par rapport au salaire moyen français", a confié jeudi Nicolas Sarkozy. "C'est le salaire du président de la République, qui est exactement celui du Premier ministre."

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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