Sacrés socialistes ! Ils sont quand même très forts. En l’espace d’un week-end, ils viennent de nous administrer une jolie leçon de démocratie tout en démontrant par l’absurde comment les haines et les rivalités entre chefs pouvaient les amener à un risque d’autodestruction. Pour quel bilan ? La seule possibilité qui s’offrait aux opposants de Ségolène Royal pour la déboulonner de la plus haute marche du podium où les militants l’ont installée c’était de s’unir. C’est raté. Le TSS devant toutes les caméras de France aurait été sans doute trop dévastateur auprès d’une base qui la plébiscite depuis deux ans. Il n’y a donc aucune raison que ce qui n’a pas pu se réaliser à Reims se concrétise dans les urnes. Dès lors, comme au PS rien ne se fait comme ailleurs, ces mêmes militants devront confirmer une troisième fois qu’ils placent Ségolène Royal en tête de leur choix pour diriger le parti. À dire vrai, personne ne peut lire dans une boule de cristal. Mais dans le sprint final elle part avec deux longueurs d’avance. Reste à savoir si,à la suite de l’appel de Bertrand Delanoë, les supporters du maire de Paris la feront trébucher avant l’arrivée, ou s’ils passeront le relais à l’ex-candidate à la présidentielle pour qu’elle franchisse la ligne en vainqueur. De toute manière, quel que soit le résultat, Ségolène Royal est déjà sortie victorieuse de ce congrès car elle s’est rendue incontournable. Même si elle n’est pas premier secrétaire, rien désormais ne pourra se faire sans son aval et surtout pas la rénovation du parti. En revanche, si elle devient numéro 1, nul doute qu’elle façonnera un nouveau PS afin qu’il la place sur orbite pour 2012.

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