[scald=17181:sdl_editor_representation]par Claude Canellas

ARCAIS, Deux-Sèvres (Reuters) - Ségolène Royal a fait officiellement dimanche acte de candidature pour la primaire socialiste pour la présidentielle de 2012 en assurant avoir compris les erreurs de sa précédente campagne.

"Je m'y suis préparée et je suis prête", a dit la candidate, qui avait choisi pour se déclarer le village d'Arçais, au coeur du Marais Poitevin, où elle avait reçu François Mitterrand en 1992.

Devant plusieurs centaines de personnes réunies dans la cour d'un hôtel en bordure d'un canal, Ségolène Royal a affiché avec conviction son expérience de 2007 et son bilan à la tête de la Région Poitou-Charentes pour justifier sa candidature.

"Oui, j'ai compris mes erreurs. J'ai appris que je n'ai pas toujours su me faire comprendre, 2012 ne sera pas 2007", a-t-elle dit sous les applaudissements.

François Mitterrand s'était arrêté à Arçais le 4 février 1992 pour y lancer une action de réhabilitation du Marais poitevin.

L'action de Ségolène Royal pour défendre la "Venise verte" contre un projet d'autoroute lui avait valu d'être nommée ministre de l'Environnement quelques semaines plus tard.

Elle a tenu a souligner dimanche combien "ce pays de terre et de chemins d'eau", qui "symbolise les valeurs de l'action politique", était idéal pour dire aux Français "la plénitude et le bonheur" qu'elle ressentait en décidant de s'engager dans la campagne présidentielle.

LE "SOCIALISME QUI MARCHE"

"Oui, c'est à vous que je confie solennellement le sens que revêt à mes yeux le beau combat républicain qui doit rendre aux Français, en 2012 le droit à l'espérance", a-t-elle lancé sous les applaudissements nourris des militants écrasés de chaleur.

Devant ses fidèles, casquette sur la tête pour se protéger du soleil ardent, assis parfois sur des bâches ou des tas de bois coupés faute d'un nombre suffisant de chaises, agitant drapeaux du PS ou à l'effigie de Ségolène Royal, la candidate a repris ses thèmes favoris.

"Oui, je veux être une présidente équitable pour construire avec tous les Français un nouvel ordre social juste, appuyé sur la force citoyenne de chacun d'entre vous", a-t-elle lancé alors que la sonorisation parfois saturée donnait à la réunion un goût de kermesse champêtre.

Elle a mis en évidence son expérience de la précédente campagne et "l'élan populaire" qu'elle avait soulevé, soulignant être redevable d'une certaine "fidélité".

Ségolène Royal a assuré vouloir être "la présidente des solutions, celle de la morale de l'action, celle du socialisme qui marche et qui obtient des résultats".

La présidente de Poitou-Charentes n'a pas manqué l'occasion de critiquer la politique menée par Nicolas Sarkozy qui "avait promis la République irréprochable".

Elle a notamment accusé le pouvoir actuel de "collusion avec le pouvoir financier" et dénoncé son incapacité à trouver des solutions au problème de l'emploi des jeunes.

Elle a conclu en appelant à la mobilisation "pour qu'en 2012, la France renoue avec son histoire prestigieuse", avant qu'un standard du groupe américain Black Eyed Peas ne retentisse en guise de générique de fin.

Edité par Patrick Vignal

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