[scald=23735:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Ségolène Royal s'est posée lundi en meilleure opposante de Nicolas Sarkozy, au lendemain de son appel à un rassemblement politique allant de l'extrême gauche à la droite gaulliste.

Candidate à la primaire socialiste, elle a affirmé que son idée de rassemblement s'inscrivait dans la continuité de sa campagne présidentielle de 2007, où elle faisait "déjà appel aux valeurs républicaines" face à Nicolas Sarkozy.

"Tous ceux qui veulent battre Nicolas Sarkozy peuvent venir voter pour moi aux primaires", a dit la présidente de la région Poitou-Charentes lors d'une conférence de presse.

Interrogé sur les propos de Ségolène Royal, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a insisté sur le fait qu'il fallait d'abord se positionner pour le premier tour de la présidentielle.

"La priorité, et je crois que là-dessus nous sommes tous d'accord (...), c'est le rassemblement de la gauche pour commencer", a-t-il dit à la presse.

"Bien sûr, a répondu Ségolène Royal, la priorité c'est le rassemblement des socialistes, de nos partenaires écologistes, des altermondialistes, de l'extrême gauche (...) des centristes humanistes".

Mais la candidate à la primaire socialiste d'octobre a réitéré sa "main tendue" à tous ceux "qui veulent que la France se redresse et qu'elle redevienne fidèle aux valeurs de la République française", y compris donc les gaullistes.

Distancée dans les sondages par François Hollande et Martine Aubry, Ségolène Royal répète qu'elle est la mieux à même de battre Nicolas Sarkozy et demande que soient organisés des débats directs entre les candidats à la primaire.

A droite, le ministre de la Santé et du Travail, Xavier Bertrand, a ironisé sur Ségolène Royal, qui met "son aspirateur en marche pour glaner des voix".

"C'est la course à l'idée la plus sotte qui soit, la course à la démagogie, à la surenchère", a-t-il dit sur France Inter.

Sur 20 minutes.fr, Gérard Grunberg, politologue au Cevipof, a estimé que l'ouverture à droite prônée par Ségolène Royal n'avait aucune chance de réussir car en France "on est dans un système bipolaire".

"Elle refait un peu le coup de 2007, quand elle s'adressait à (François) Bayrou. Sauf qu'à l'époque, ce n'était peut-être pas jouable mais cela avait un sens politique. Là, elle a voulu aller plus loin en se démarquant, faire un coup pour que l'on parle d'elle", dit-il.

Gérard Bon, édité par Gilles Trequesser

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