[scald=37007:sdl_editor_representation]LA ROCHELLE (Reuters) - Faisant fi du "poison" des sondages, Ségolène Royal s'estime en mesure de remporter la primaire socialiste et de battre Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, un adversaire qu'elle a déjà affronté en 2007.

Lors d'une rencontre jeudi soir avec la presse à la veille de l'ouverture de l'université d'été de La Rochelle, la présidente de Poitou-Charentes a fustigé les enquêtes d'opinion qui la donnent en troisième position derrière François Hollande et Martine Aubry avant la primaire, dont le premier tour aura lieu le 9 octobre.

"Les sondages, c'est un poison, c'est scandaleux, rien n'est joué d'avance", dit-elle, repoussant des méthodologies qu'elle juge contestables.

"C'est comme pour le congrès. Je suis arrivée en tête alors que j'étais à 20 points derrière dans les sondages", ajoute-t-elle en référence au congrès de Reims de fin 2008, conclu par la courte victoire de Martine Aubry.

Sur France Info vendredi, elle a mis en garde contre "la manipulation des esprits" face à des médias qui cherchent selon elle à "faire confondre les sondages et la primaire".

Ségolène Royal, qui a fait campagne tout l'été, se dit confiante sur le résultat de la consultation.

"Je sens le terrain, ça fait 30 ans que je fais de la politique", dit celle qui a commencé aux côtés du président François Mitterrand au début des années 1980.

Présente jeudi soir à la fédération de Charente-Maritime aux côtés de François Hollande et Martine Aubry, l'élue a réitéré dans un sourire son souhait que "la meilleure gagne".

La présidente de Poitou-Charentes s'estime la mieux placée pour combattre le Front national et l'emporter l'an prochain.

"Je suis la mieux à même d'être devant Marine Le Pen et de battre Nicolas Sarkozy. Je suis aguerrie, j'ai l'expérience de la présidentielle, j'ai la connaissance de l'adversaire, qui a un très mauvais bilan et cette fois, j'aurai le parti derrière moi", assure-t-elle.

Elle interviendra samedi à La Rochelle au cours d'un atelier intitulé "Société précaire, société indignée".

Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet

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