Lors d'une conférence de presse ce samedi matin, la candidate à l'élection présidentielle a annoncé avoir choisi Nicolas Dupont-Aignan comme éventuel Premier ministre.

Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen se sont exprimés ensemble, ce samedi matin
Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen se sont exprimés ensemble, ce samedi matin © AFP / Geoffroy Van Der Hasselt

Moins de vingt-quatre heures se sont écoulées entre l'annonce de Nicolas Dupont-Aignan de son soutien à Marine Le Pen pour la campagne du deuxième tour de l'élection présidentielle et la conférence de presse, ce samedi matin, au cours de laquelle la candidate à l'Elysée a annoncé, aux côtés du chef du parti Debout la France, que ce serait lui qui serait nommé Premier ministre en cas de victoire dimanche prochain.

Marine Le Pen a d'abord "remercié" le candidat qui a fait un peu moins de 5% au premier tour pour son soutien, avant d'annoncer que "c'est unis que nous allons mener la campagne pour rassembler encore et encore, et remporter dimanche 7 mai la victoire". Elle appelle à un "gouvernement d'union nationale" si elle est élue, qui réunira "des personnalités choisies pour leurs compétences et pour leur amour de la France".

Un accord, pas un ralliement

L'accord qui lie désormais Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan contient plusieurs concessions, et en particulier le fais que "la transition de la monnaie unique à la monnaie commune européenne n'est pas un préalable à toute politique économique" : autrement dit, la sortie de l'Euro n'est plus un point incontournable du programme. En revanche la "priorité nationale" reste un point clé du projet présidentiel de Marine Le Pen.

Nicolas Dupont-Aignan assure que cet accord n'est pas synonyme d'un "ralliement de [sa] part au FN", et que son mouvement "demeure et demeurera". En vue des élections législatives, il confirme le fait que des candidats Debout la France se maintiendront face aux candidats Front national.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.