Les opposants au barrage de Sivens
Les opposants au barrage de Sivens © MaxPPP/La Dépêche du Midi/R Rossignol

Le ministre de l'Intérieur et le président de la FNSEA demandent tous deux l'apaisement, alors que le Conseil général se réunit ce matin sur l'avenir de l'infrastructure. Aucune manifestation n'a été autorisée en marge de cette réunion.

Les affrontements entre agriculteurs et zadistes se sont multipliés ces derniers jours : après avoir bloqué les principaux accès à la zad (zone à défendre), les agriculteurs ont pénétré sur le site hier, provoquant des affrontements avec la quarantaine de militants qui occupent toujours le site. Chaque camp accuse l'autre de débordements. Les zadistes vont jusqu'à dénoncer "la passivité des forces de l'ordre" face aux incursions des agriculteurs pro-barrage. Des renforts de gendarmerie sont arrivés ce jeudi.

La France garde en mémoire les conséquences dramatiques des manifestations du mois d'octobre 2014, qui avaient conduit au décès tragique de Rémi Fraisse. Rien ne saurait justifier de nouveaux déferlements de violence, estime Bernard Cazeneuve.

Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministre de l'Intérieur, relaie l'appel au calme..

Compte tenu "du climat de violence", Bernard Cazeneuve a demandé au préfet d'interdire les manifestations prévues ce vendredi à Albi. Chaque camp avait prévu de descendre dans la rue pour faire pression sur les élus du Conseil général du Tarn. Ces derniers, maîtres d'ouvrage du projet de barrage, vont débattre des projets alternatifs proposés par les experts du ministère de l'Ecologie : un réservoir d'eau plus modeste sur le site de Sivens ou un ensemble de trois retenues latérales.

"Je ne comprends pas cette haine"

À la veille de cette réunion du Conseil général, pro et anti barrages ont continué à se faire face, dans une ambiance particulièrement tendue.

Pour Eric Petetin, dit "l’Indien", un militant alternatif historique qui s’était déjà illustré dans la vallée d’Aspe, il y a désormais beaucoup trop de violence à Sivens.

Il répond au micro de Stéphane Iglésis

Les agriculteurs de la FNSEA ont eux promis de continuer à bloquer les zadistes juqu’à leur évacuation, que Manuel Valls promet rapide.

Marie Blandine Doazan est présidente des jeunes agriculteurs de Haute-Garonne, elle reste ferme : pour elle le projet initial était le bon

De son coté, le président de la FNSEA Xavier Beulin demande aux agriculteurs de "faire confiance aux institutions". Il souligne que "ce n'est pas aux agriculteurs de faire évacuer la zone mais à la puissance publique de tout mettre en oeuvre si la décision est positive demain"..

Sivens : la chronologie
Sivens : la chronologie © Radio France
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