le site de la ZAD de Sivens à l'emplacement du projet de barrage
le site de la ZAD de Sivens à l'emplacement du projet de barrage © MaxPPP

Le président socialiste du conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, a "pris acte de l'impossibilité de poursuivre " le chantier du barrage de Sivens après la mort d'un manifestant. Cécile Duflot accuse Manuel Valls d'avoir "dégradé la situation".

Pression, tergiversation, puis abandon : après la mort du jeune écologiste Rémi Fraisse, le président du conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, a "pris acte de l'impossibilité de poursuivre " le chantier du barrage de lors d'un discours prononcé ce vendredi au siège du département à Albi.

Cécile Duflot accuse Manuel Valls

L'ancienne ministre écologiste Cécile Duflot accuse Manuel Valls d'avoir "dégradé la situation " en employant un "ton martial". "En septembre, le Premier ministre s'est rendu dans le Tarn pour dire "nous avons tenu bon à Sivens", avec le ton martial et cette capacité à surjouer l'autorité qui le caractérisent. Je pense que cette déclaration de Manuel Valls, alors que le rapport des experts était en cours, a dégradé la situation ", déplore Cécile Duflot, dans une interview accordée à nos confrères du Monde.

Le président du conseil général fait marche arrière

Contrairement à ce qui avait été prévu, aucun débat ni vote n'ont eu lieu au conseil général, la suspension ayant visiblement été entérinée lors de deux réunions préparatoires jeudi soir et vendredi matin. Le président Carcenac a appelé à "mettre en oeuvre les préconisations des experts mandatés par le ministère de l'Écologie ". Ces ingénieurs recommandent de poursuivre le projet mais de réduire le volume d'eau destiné à l'irrigation afin d'en minimiser l'impact environnemental.

Avant l’ouverture des débats, Thierry Carcenac, avait dit envisager de "suspendre les travau x" mais "en aucun cas sine die ", et rejeté un abandon du projet, tout en se disant prêt à l'amender selon les recommandations d'experts mandatés par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal.

On a décidé de suspendre les travaux. Sans définir de délai. Mais ce n'est pas un abandon

Faisant référence à ces recommandations, Thierry Carcenac a finalement "demandé à l'État de les étudier et d'en assumer toutes les conséquence s", appelant "solennellement à l'apaisement, à la modération et au respect des Tarnaises et Tarnais qui vivent sur le site et à proximité ". "On a décidé de suspendre les travaux (...) Sans définir de délai. Mais ce n'est pas un abandon ", a expliqué Didier Houlès, vice-président divers-gauche du conseil général.

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