A l'issue de sa rencontre avec le président russe à Helsinki, Donald Trump a mis en doute les conclusions des services de renseignement américains. Ces derniers ont conclu à la réalité d'une ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016. La position du président américain est largement critiquée.

Donald Trump dit avoir eu des entretiens avec Poutine "bien meilleurs" qu'avec l'Otan
Donald Trump dit avoir eu des entretiens avec Poutine "bien meilleurs" qu'avec l'Otan © AFP / ALEKSEY NIKOLSKYI

Le lieu du sommet avait été choisi pour que les présidents américain et russe se rencontrent en terrain neutre. Pourtant, les déclarations de Donald Trump, à la suite de ce sommet à Helsinki en Finlande, ont choqué de nombreux responsables politiques américains. Donald Trump a semblé donner des gages au patron du Kremlin, Vladimir Poutine. Il dit ne pas croire à la véracité d'une ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016. La semaine dernière 12 agents du renseignement militaire russe ont été inculpés par le procureur spécial américain. Ils auraient, selon le procureur, assuré la diffusion des milliers d'emails du Parti démocrate sur internet.

Des critiques jusque dans son camp

Des propos "surréalistes", "embarrassants", "indéfendables", "irréfléchis", "antipatriotiques" ou encore "honteux", les critiques contre Donald Trump sont venues de toute part, des élus démocrates, républicains mais aussi d'experts de géopolitiques. Pour Newt Gingrich, un proche du président et ancien président du Congrès, Donald Trump a commis "la pire erreur de sa présidence, qui doit être rectifiée sur le champ". Même la chaîne conservatrice Fox News a laissé une place inédite aux détracteurs de la tournée présidentielle. Des journalistes vedettes de la chaîne ont critiqué le président. Sur sa page Instagram, l’ex-gouverneur de Californie et acteur Arnold Schwarzenegger qualifie le président de "petite nouille molle", plantée à côté du patron du Kremlin.  

Le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, a réaffirmé son soutien aux services de renseignement américains qui ont conclu à une ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016.  Si des commissions parlementaires jugent nécessaire de prendre de nouvelles sanctions contre la Russie, "je serai plus qu'heureux d'avoir à les étudier", a-t-il dit à des journalistes.  "La Russie a un gouvernement qui nous menace, qui n'a pas les mêmes intérêts que nous et qui ne partage pas nos valeurs", a-t-il ajouté.

Le sénateur républicain Paul Paul est l'un des seuls à le défendre. Il estime qu'il existe un "syndrome mental anti-Trump", et même que s’est mis en place un harcèlement judiciaire du dirigeant des États-Unis.   

Ce déluge de critiques ne semble pas toucher le président américain. 

"Bien que j'ai eu une excellente rencontre avec l'Otan, levant d'importantes sommes d'argent, j'ai eu des entretiens bien meilleurs avec Vladimir Poutine de Russie. Malheureusement, les médias n'en font pas état - les médias Fake News sont déchaînés", écrit-il sur Twitter.

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