Stéphane Séjourné, député européen LREM, propose d'ouvrir le débat sur le décompte des temps de parole des éditorialistes les plus engagés.

Stéphane Séjourné
Stéphane Séjourné © AFP / Xose Bouzas / Hans Lucas /

Un petit pavé dans la marre à quelques semaines des régionales. Interrogé sur France Inter, Stéphane Séjourné, député européen LREM et conseiller d'Emmanuel Macron, propose de comptabiliser comme un temps de parole politique le temps de parole de certains éditorialistes ou invités, comme Éric Zemmour. Il estime que ces commentateurs ont souvent remplacé les responsables politiques à l'antenne, et que leur positionnement n'est pas clair.

"Les éditorialistes ont remplacé les politiques"

"On voit depuis quelques années, sur les chaînes info, une grille des programmes remplacée par la priorité au direct, et une sur-éditorialisation des programmes. Progressivement, les éditorialistes ont remplacé les responsables politiques." a t-il déclaré. Cela justifie sa proposition de changer les règles du décompte des temps de parole dans l'audiovisuel, volonté exprimée lors d'un entretien au Journal L'Opinion.

Pour le député européen, on ne sait plus d'où parlent certains intervenants, comme Éric Zemmour, "le principal visé" : "La logique d’une frontière grise --on ne sait pas si Éric Zemmour est dans le champ politique, s’il va se présenter à une élection, s’il fait campagne pour quelqu’un-- est de se demander si ce temps de parole n’est pas un temps de parole politique. Ceux qui regardent ces émissions voient bien que ce temps de parole va au-delà. Je pense qu’il y a une réflexion à mener. Il faut ouvrir ce débat (...)".  

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L'élu précise aussi qu'il tient "énormément à la pluralité politique, il ne faudrait pas que des éditorialistes très politisés tuent la pluralité politique."