Alors qu'une conférence internationale se profile à l'horizon, l'opposition syrienne semble incapable de surmonter ses divisions. La montée en puissance des jihadistes proches d'Al-Qaïda a écorné son image, pire, elle a donné du grain à moudre au régime et ses partisans qui savent maintenant pourquoi ils se battent.

Mohamed Ballout de la BBC arabe

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L'opposition syrienne, en tout cas celle regroupée sous la Coalition nationale, aborde la nouvelle phase diplomatique sans véritable boussole - si ce n'est le départ de Bachar Al-Assad- mais surtout en position de faiblesse.

Selon un diplomate européen qui gère le dossier syrien à Bruxelles, "la conférence risque de se faire sur le dos de l'opposition syrienne. Il y a eu une forme d'amateurisme en voulant faire croire aux Syriens qu'elle pouvait obtenir des garanties de sécurité de la part de la communauté internationale. Mais son plus gros échec, c'est de ne pas avoir réussi à convaincre les minorités de la rejoindre. A cela, se sont ajoutés des soupçons d'enrichissement personnel, bref, tout cela a affaibli la crédibilité de l'opposition."

Côté régime, poursuit notre diplomate de l'UE, "Bachar Al-Assad cherche à consolider ses positions pour négocier en position de force. Il veut terminer son mandat en 2014. Pour l'heure, il n'y a aucune raison que le régime s'effondre brusquement, même s'il y a un phénomène d'usure et de fatigue qui se fait sentir chez certains responables du régime."

Sur le terrain, l'armée gouvernementale syrienne ne cherche pas à tout contrôler : elle laisse des champs de ruines aux insurgés qui règnent sur des zones dévastées. En juillet 2012, la "mère des batailles" était lancée à Alep par les groupes armés de l'opposition. Près d'un an plus tard, Alep n'est toujours pas tombée...

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