le texte contre le terrorisme devrait être durci à l'assemblée
le texte contre le terrorisme devrait être durci à l'assemblée © reuters

Dans une tribune publiée ce mardi dans Libération, une quarantaine de femmes journalistes qui couvrent la politique pour les médias nationaux dénoncent "le paternalisme lubrique" de certains élus. Remarques grivoises, mains baladeuses, les exemples sont nombreux.

Ce n'est pas la première fois que le sexisme en politique est dénoncé. Le mois dernier déjà, dans un documentaire mordant diffusé sur France 5, plusieurs femmes politiques dépeignaient un milieu machiste, une kyrielle d'exemples à l'appui. Aujourd'hui, dans une tribune publiée en Une de Libération, elles sont une quarantaine de femmes, journalistes, dont certaines ont tenu à garder l'anonymat, couvrant l'actualité politique, à pointer du doigt les pratiques sexistes de quelques élus, cadres de partis, ou ministres. Sans jamais citer les noms des interessés.

"C'est un député qui nous accueille par : Ah mais vous faites le tapin, vous attendez le client", ou "un autre qui nous passe la main dans les cheveux en se réjouissant du retour du printemps". Au Sénat, c'est un parlementaire qui déplore bruyamment "que nous portions un col roulé et pas un décolleté". Autant d'illustrations du "paternalisme lubrique" de certains hommes politiques, expliquent les signataire de plus de vingt médias, dont France Inter, Le Monde, l'AFP, Libération, Le Parisien ou TF1.

"Et vous, vous rêvez de moi la nuit?"

De l'inoffensif texto proposant "un apéro", aux comportements déplacés, comme les mains baladeuses, Laure Bretton, l'une des signataires, évoque sur France Inter des "comportements assez répendus" qui "n'arrivent pas qu'à une seule d'entre nous".

C'est un poids lourd de la vie politique française qui (...) se tourne vers nous : "et vous, vous rêvez de moi la nuit?", un ministre qui pose sa main tout au bas de notre dos en murmurant "ah mais qu'est-ce que vous me montrez là?", poursuivent les journalistes dans leur tribune, expliquant qu'il vaut mieux éviter les tête-à-tête et porter des tenues passe-partout.

"Nous pensions que l'affaire DSK avait fait bouger les lignes et que les habitudes machistes étaient en voie d'extinction. Las...", déplorent-elles.

Dès sa publication lundi, le texte a fait grand bruit. Salué notamment par des femmes politiques__ comme Cécile Duflot. Sur son compte twitter, l'ex membre du gouvernement commente : "Ça claque, merci, mesdames". Une "tribune édifiante et courageuse", estime pour sa part la vice-présidente socialiste du Conseil régional d'Ile-de-France, Marie-Pierre de la Gontrie.

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