Christiane Taubira
Christiane Taubira © MaxPPP/Benjamin Girette

La ministre de la Justice a annoncé samedi, lors de l'université d'été du PS, la création d'une "peine de probation", hors prison, dans le cadre de la prochaine réforme pénale dont les derniers arbitrages seront rendus le 30 août. "Taubira, Taubira", "égalité", c'est sous les cris enthousiastes de militants socialistes que la ministre a gagné, non sans difficultés, l'entrée de l'espace où allait se tenir le débat intitule "la fin du sarkozysme judiciaire" et où Christiane Taubira a annoncé la création d'une "peine de probation", hors prison.

"Nous créons une peine de probation, qui est une peine en milieu ouvert, restrictive de liberté que nous appelons la contrainte pénale", a annoncé la ministre, qui a précisé que cette peine ne concernerait que les délits punis de cinq ans de prison ou moins et que les juges pourraient "bien entendu" prononcer à la place des peines de prison.

"Les récidivistes, plus encore que les autres, doivent sortir progressivement avec un contrôle et des contraintes, plus encore que les autres, ils ne doivent pas sortir en sortie sèche" , a expliqué la Ministre de la Justice qui a dit vouloir réduire "de façon drastique" les sorties sèches sans contrôle, sans contrainte qui concernent actuellement 81 % des détenus.

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Christiane Taubira

Les explications de Nathalie Hernandez sur cette réforme

A La Rochelle l'accueil réservé par les militants à Christiane Taubira a été particulièrement chaleureux

La ministre -qui n'a jamais été membre du PS- a eu droit à des applaudissements nourris. Un accueil qui tranche avec celui beaucoup plus formel et distant, réservé aux autres ministres, ou à certains sifflets qui ont ponctué le discours de Manuel Valls.

A La Rochelle, Cyril Graziani

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