J'aime bien le franc parler de Rama Yade. J'ai toujours bien aimé les hommes ou les femmes politiques qui savent mettre les pieds dans le plat au moment opportun. Ce côté "grande gueule" qui sert forcément leur popularité mais les condamnent au poteau d'exécution politique dans leur propre camp. En ces temps de disette budgétaire notre secrétaire d'Etat aux Sports n'a pas dit grand chose de mal. Elle a simplement constaté que nos footballeurs à défaut de courir comme des lapins étaient logés comme des coqs en pâte et que cela avait peut être quelque chose d'indécent. Les réactions à droite condamnant ses propos ont toutes été plus stupides les unes que les autres. La palme revenant sans doute à sa ministre de tutelle Roselyne Bachelot qui claironne, en fauchant Rama Yade, que cela ne coûtera pas un sou au contribuable. Madame Bachelot ferait bien de tourner quelques fois sa langue dans sa bouche avant de s'exprimer. Comme toutes fédérations sportives, la FFF touche forcément des subventions de l'Etat,même si ces dernières sont dérisoires par rapport aux droits TV et autres contrats de sponsoring. La débauche de luxe de nos footballeurs a un prix. Les adhérents, contribuables et autres joueurs du dimanche règlent donc une partie de la facture pour assurer leur bien être. Qui se souvient qu'en 2002, la cour des comptes avaient taclé sévèrement l'ancien président de la FFF, Claude Simonet, parce qu'il s'était autorisé en Corée du sud à boire des bouteilles de Romanée Conti à 4800€ l'unité aux frais de ses adhérents? Lorsqu'elle appelle le monde du football à plus de décence, Rama Yade est dans son rôle. Ces messieurs et dames de l'UMP qui demandent chaque jour de la rigueur aux français se ridiculiseraient moins à la soutenir. A moins que la meilleure des préparations pour gagner une coupe du monde, soit de travailler son swing au golf ou sa brasse coulée dans la piscine d 'un palace... Réponse dans un mois...

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.