Selon notre baromètre Odoxa mensuel, les Français préfèrent les hommes et femmes politiques qui ne sont plus aux affaires. Le trio de tête est composé de Nicolas Hulot, de plus en plus populaire après son départ du gouvernement, puis Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Emmanuel Macron, lui, ne cesse de plonger.

Nicolas Hulot à son départ du ministère de la Transition écologique le 4 septembre 2018
Nicolas Hulot à son départ du ministère de la Transition écologique le 4 septembre 2018 © AFP / Philippe Lopez

C'est une domination très nette sur le classement : Nicolas Hulot recueille au total 45 % d'opinions favorables, alors qu'il ne faisait même pas partie du classement le mois précédent. Il est aussi la personnalité la plus appréciée des sympathisants de gauche (69 % d'adhésion), devant Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier perd des points (-6 auprès de l'ensemble des Français, même baisse chez les sympathisants de gauche).

En deuxième et troisième position (assez loin derrière Nicolas Hulot), deux figures de la droite : Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Suivent Jean-Yves Le Drian (une performance pour un membre du gouvernement) et Ségolène Royal, qui a effectué un retour médiatique avec la sortie de son livre.

Emmanuel Macron en pleine chute

Le président de la République perd à nouveau des points auprès des Français, et ce avant même le début du mouvement des gilets jaunes (le sondage a été effectué les 15 et 16 novembre, la veille des premières manifestations). Ni l'interview sur TF1, ni "l'itinérance mémorielle" n'ont provoqué de sursaut de popularité : seuls les sympathisants LR et LREM ont une vision plus favorable de lui que le mois précédent.

S'il ne perd qu'un seul point de popularité, Emmanuel Macron a une image générale de plus en plus dégradée. Lorsqu'on demande de choisir des qualificatifs correspondant ou non au président de la République, seul son dynamisme est encore salué par une majorité de personnes interrogées. Les qualificatifs négatifs sont de plus en plus souvent privilégiés ("président des riches", "pas proche des gens"...)

Au mois de juillet dernier, une majorité de réponses estimaient qu'il "incarnait le renouveau", qu'il "sait où il va" et qu'il était "compétent" et "sympathique". Une tendance qui s'est inversée en quatre mois pour ces quatre points.

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