Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy.
Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy. © IP3PRESS/MaxPPP

On connaît les grandes lignes de l'organisation de la primaire à l'UMP. Tout ce qu'il faut savoir sur la prochaine grande échéance en vue de la présidentielle avec Carine Bécard, du service politique de France Inter.

Les contours du scrutin

Après la confortable victoire de l'UMP aux élections départementales, Nicolas Sarkozy a bien l'intention d'accélérer la cadence. Cap sur la primaire du parti qui devrait avoir lieu les 20 et 27 novembre 2016 puisque deux tours seront certainement nécessaires. Pendant quatre mois, la commission Solère a planché sur la question. Les grandes lignes sont déjà tracées, et réglées :le scrutin sera papier, 8 000 bureaux de vote, pas de procuration... Le tout pour deux euros et après la signature d'une Charte qui appelle à l'alternance. Le dispositif sera présenté cet après-midi devant le bureau politique de l'UMP. Restent malgré tout quelques - venimeux - détails à régler.

Ce qu'il reste à régler

Premier détail à régler : le nombre de parrainages . À priori, il sera demandé aux candidats d'afficher le soutien de 25 parlementaires, 250 "autres" élus et 2 500 militants. Seulement, Nathalie Kosciusko-Morizet conteste le parrainage des 25 députés parce qu'à six mois des investitures pour les élections législatives, il y a des chances qu'ils ne se sentent pas libres dans leur choix.

Deuxième détail : à quand la démission du patron de l'UMP , s'il est candidat à la primaire de son parti ce qui sera très probablement la situation de Nicolas Sarkozy ? Les statuts de l'UMP prévoient une démission - au plus tard - 15 jours avant le dépôt officiel de sa candidature autrement dit autour du 20 août 2016. Pas sûr qu'Alain Juppé et François Fillon laissent Nicolas Sarkozy mener officieusement campagne, de janvier à juillet, sans lui demander de quitter la présidence de l'UMP.

Et puis, un dernier détail : comment être sûr d'attirer deux à trois millions d'électeurs ? Peut-être en ne confiant pas toute l'organisation à l'UMP, ce qui est prévu pour l'instant. NKM - encore elle - aimerait y associer l'UDI, et pourquoi pas même le MoDem.

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