[scald=104833:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Des responsables de l'UMP et du MoDem ont fait des appels du pied vendredi à Dominique de Villepin qui a annoncé qu'il ne serait, sauf "miracle", pas candidat à l'élection présidentielle faute d'un nombre suffisant de parrainages d'élus.

L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac a indiqué jeudi soir sur France 2 qu'il prendrait parti en temps voulu dans la campagne avec l'exigence du "rassemblement national" tout en soulignant que le ralliement n'était pas dans son tempérament.

"Je pense que Dominique de Villepin fera un choix", a dit vendredi Philippe Douste-Blazy, cofondateur de l'UMP qui a décidé de soutenir le candidat centriste, François Bayrou, face au "tournant droitier" du parti présidentiel.

Dominique de Villepin et François Bayrou "sont deux hommes d'Etat, ce sont des hommes courageux, qui, quand ils ont un cap n'en changent pas, ils ont toujours préféré les idées aux postes", a souligné l'ancien ministre des Affaires étrangères, sur France Info. "Ils savent dire non (...) "Je pense en effet que les deux pourraient être amenés à gouverner ensemble."

A l'UMP, Xavier Bertrand a également tendu la main à l'ex-frère ennemi de Nicolas Sarkozy, estimant qu'il avait "vocation" à rejoindre le camp du président-candidat.

"Quelle est la famille politique de Dominique de Villepin ? C'est la nôtre, bien évidemment. C'est un homme de fidélité, il a vocation à nous rejoindre, j'en suis persuadé", a déclaré le ministre du Travail au micro d'Europe 1.

"Il a une expérience, c'est un atout et nous sommes dans une logique de rassemblement avec Dominique de Villepin évidemment".

Dans les derniers sondages, Dominique de Villepin, candidat de République solidaire, plafonnait à 2% d'intentions de vote.

Marine Pennetier, avec Chine Labbé, édité par Gilles Trequesser

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