Invité du 20h de France 2, le ministre de la Santé a écarté le confinement généralisé, pour le moment, mais a annoncé une concertation avec les élus locaux sur une extension du couvre-feu dans certaines villes.

Le ministre de la Santé a écarté, pour l'instant, un confinement généralisé
Le ministre de la Santé a écarté, pour l'instant, un confinement généralisé © capture d'écran France 2

Un couvre-feu avancé de deux heures, donc à partir de 18h00, c'est ce qu'envisage le gouvernement à compter du 2 janvier pour les territoires les plus touchés par l'épidémie de Covid-19.

Dans le Grand Est, qui connaît un taux de contamination nettement plus élevé que celui de la France dans son ensemble, les élus comme Jean Rottner, président (LR) de la région Grand Est ou Mathieu Klein, le Maire PS de Nancy, réclament depuis plusieurs jours un reconfinement local. À Nice, Christian Estrosi, le maire demande lui aussi des décisions rapides et notamment un couvre-feu avancé à 18h, au vu d'un taux d'incidence dans le département des Alpes-Maritimes plus du double de la moyenne nationale, selon lui.

"Situation plus problématique dans quatre régions"

Tout en excluant, pour l'instant, l'option d'un nouveau confinement généralisé ou même local, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé qu'une concertation était en cours avec les élus locaux et qu'une "extension du couvre-feu" serait proposée, pour le faire démarrer à 18h00 au lieu de 20h00, à partir de vendredi et ceci "dans l'ensemble des territoires dans lesquels ça s'avèrera nécessaire", "dans des départements, des métropoles,, dans lesquels le taux d'incidence serait au-dessus du seuil d'alerte maximale", a indiqué Olivier Véran qui note une situation "plus problématique dans quatre régions : c'est-à-dire le Grand Est, la Bourgogne Franche-Comté, la région Auvergne-Rhône-Alpes, et le département des Alpes-Maritimes en région PACA".

Le Conseil scientifique, qui conseille le gouvernement, estime "probable" une "reprise incontrôlée de l'épidémie" de Covid-19 en janvier, à cause du "surcroît de contaminations" provoqué par les fêtes de fin d'année, selon son dernier avis publié mardi soir.  

"Ce délai je l'assume"

Interrogé sur la vaccination qui a commencé dimanche et que certains considèrent se dérouler trop lentement, le ministre de la Santé a assumé le fait que la France prenne d'avantage de temps par rapport aux autres pays qui ont également commencé ce week-end leur campagne de vaccination. Un rythme qui s'explique, selon Olivier Véran, par le choix de commencer par les patients des Ehpad. "Ce qui compte c'est que d'ici à la fin du mois de janvier, nous aurons rattrapé le décalage" avec nos voisins européens, a assuré le ministre, "et nous aurons en plus gagné de la confiance et de l'adhésion à la vaccination".

Quant aux "professionnels de santé de 50 ans et plus ou qui souffrent de maladies qui les exposent à des risques de forme grave", leur tour viendra d'ici la fin du mois de janvier, a annoncé Olivier Véran. "Ensuite viendra le temps de la population générale". 

Depuis dimanche, moins de cent personnes ont été vaccinées alors que l'objectif est d'arriver à un million d'ici fin février.