Pour Christiane Taubira le tribunal de Cayenne a agi sans fantaisie
Pour Christiane Taubira le tribunal de Cayenne a agi sans fantaisie © maxppp

La ministre de la Justice est à nouveau la cible de l’opposition, après avoir redit sa réticence à la déchéance de nationalité pour les bi-nationaux. À droite, on demande a minima une clarification de la position de chacun voire la démission de la garde des Sceaux.

C’est Alain Juppé qui résume assez clairement la pensée de l’opposition en citant Jean-Pierre Chevènement : « un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne ». Alors que Christiane Taubira s’est une nouvelle fois prononcée contre la déchéance de nationalité. François Bayrou, le président du MoDem, demande à la ministre de « retirer ses propos ou de quitter le gouvernement ». Pour le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, Christiane Taubira « devrait avoir à cœur de respecter ses convictions et quitter le gouvernement » si elle est en désaccord avec le président de la République.

Christiane Taubira toujours défavorable à la déchéance de nationalité

Invitée d’iTélé le 7 janvier, la ministre de la Justice a à nouveau dit son objection quant à cette mesure.

« Elle n’est pas souhaitable pour les binationaux car son efficacité est absolument dérisoire. »

Et pourtant, la ministre doit défendre cette réforme au Parlement. Elle doit être examinée à partir du 4 février prochain devant l’Assemblée nationale.

►►► Christiane Taubira, invitée de Laurence Ferrari sur iTélé évoque la déchéance de nationalité (à partir de 8 minutes)

L'invité politique de Laurence Ferraripar ITELE

Des réticences à droite également

Si majoritairement, la droite est favorable à la déchéance de nationalité, tous n’ont pas un avis si tranché. A commencer par Alain Juppé. Lors de la présentation de ses vœux, le maire de Bordeaux a évoqué une mesure « purement symbolique ». Il considère qu’une réforme constitutionnelle n’était pas nécessaire ni pour l’état d’urgence, ni pour la déchéance de nationalité. Le candidat à la primaire des Républicains pour les présidentielles de 2017 espère également que la ligne rouge ne sera pas franchie, celle qui concerne les mono-nationaux. « La France est la patrie des droits de l’homme, on ne peut pas créer des apatrides. »

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