nicolas sarkozy favori à droite pour 2017
nicolas sarkozy favori à droite pour 2017 © reuters

Nicolas Sarkozy et deux anciens ministres, Claude Guéant et Brice Hortefeux, placés sur écoute. L'un des plus hauts magistrats suspecté de renseigner Nicolas Sarkozy sur l'affaire Bettencourt et une enquête judiciaire lancée le 26 février pour trafic d'influence, voilà pour les révélations du Monde de vendredi.

Une conversation entre Sarkozy et Me Thierry Herzog, son avocat, est à l'origine de cette enquête pour trafic d'influence.

L'ancien chef de l'Etat avait été placé sur écoute à la demande des juges enquêtant au départ sur les accusations de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi.

Selon les sources du Monde, dans une conversation téléphonique, Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog -qui entre temps se sont procurés des téléphones portables achetés sous des identités d'emprumpt- évoquent un haut magistrat du parquet général de la Cour de cassation, Gilbert Azibert. Il y est question de le solliciter -en échange d'un coup de pouce pour un poste à Monaco- pour se renseigner sur une procédure en cours devant la Cour de cassation en lien avec l'affaire Bettencourt, qui le 11 mars doit dire si elle valide la procédure Bettencourt, notamment la saisie des agendas de l'ancien président, susceptibles d'intéresser les enquêteurs travaillant sur des d'autres affaires judiciaires compromettantes pour l'ancien pouvoir.

Au vu de cette conversation, le parquet national financier a ouvert le 26 février une information judiciaire pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction.

Les explications de Nathalie Hernandez

C'est dans ce dans ce cadre que les juges Claire Thépaut et Patricia Simon ont mené mardi des perquisitions à Paris, Nice et Bordeaux, dans les bureaux et aux domiciles de Gilbert Azibert et Thierry Herzog.

L'enjeux : les agendas de Nicolas Sarkozy

Gérard Davet est l'invité du journal de 13h de France Inter . Il explique ce que son papier dans Le Monde, avec Fabrice Lhomme, apporte à cette affaire qui avait été initiée par l'Express en révélant le lien possible entre les perquisitions chez Gilbert Azibert et Thierry Herzog.

Des réactions politique très prudentes

A l'UMP la semaine a été difficile entre cette affaire, les enregistrements clandestins de Patrick Buisson et les accusations portées contre Jean-François Copé, le tout à 3 semaines des municipales. L'un des seuls qui se soient exprimés, Benoist Apparu, ancien ministre et député de Haute Marne.

Benoist Apparu sur France Info

Au PS le patron des députés Bruno Le Roux s'exprime prudemment joint par Stéphane Leneuf

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