Le maire de Bordeaux a fait une déclaration à la presse ce lundi matin. L'ancien Premier ministre évoque "l'obstination" de Fillon et "l'impasse" dans laquelle se trouve son camp.

Les deux leaders de la droite n'ont pas trouvé de terrain d'entente ni politique, ni stratégique.
Les deux leaders de la droite n'ont pas trouvé de terrain d'entente ni politique, ni stratégique. © Maxppp / Thibaud MORITZ

"Je confirme une bonne fois pour toutes que je ne serai pas candidat à la présidence de la République". C'est dans sa ville de Bordeaux qu'Alain Juppé a annoncé, "une bonne fois pour toutes" donc qu'il ne sera pas le candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle en lieu et place de François Fillon, l'actuel candidat des LR, en prise actuellement avec la justice dans une enquête judiciaire relative aux emplois présumés fictifs de plusieurs de ces proches.

Même s'il avoue avoir hésité, suite à de nombreux appels de soutiens, pour l'ancien Premier Ministre de Jacques Chirac, non seulement "il est trop tard" mais par ailleurs, évoquant son âge, 71 ans, il estime ne pas incarner le renouvellement.

Fillon dans l'impasse

Revenant sur la Primaire de la droite, Alain Juppé, l'air grave a jugé que François Fillon avait alors un boulevard devant lui pour remporter l'élection présidentielle. Il a regretté l'attitude du candidat de la droite et du centre déplorant le fait que: "son système de défense fondé sur la dénonciation d'un prétendu complot et d'une volonté d'assassinat politique l'ont conduit dans une impasse".

Evoquant les sympathisants et les militants de Fillon, Alain Juppé a semblé regretté qu'ils se soient selon lui "radicalisés". C'est d’ailleurs en partie pour cette raison qu'il ne peut incarner une candidature les LR, se jugeant pas assez fédérateur pour défendre leur projet et les fédérer.

Juppé, condamné en 2004

Par ailleurs, Alain Juppé, condamné en 2004 à 14 mois avec sursis et un an d'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, a estimé qu'il ne "pouvait répondre pleinement à l' exigence d'exemplarité même si la justice qui (l)'a condamné (l)'a exonéré de tout enrichissement personnel". "Je ne veux pas livrer mon honneur et la paix de ma famille en pâture aux démolisseurs de réputation", a-t-il expliqué avant d'ajouter qu'il continuerait à servir ses concitoyens dans sa ville de Bordeaux.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.